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Sûreté et sécurité

Un robot de décontamination pour les hôpitaux

Ce dispositif de désinfection pourrait bien faire son apparition dans les couloirs de nos établissements de santé. Capable de traiter 100 m² de surface par minute, il a été conçu par Hellomoov, un consortium de trois fabricants.

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Ce robot mobile, qui embarque des capteurs laser pour se déplacer sans encombre, décontamine les sols des hôpitaux. © Hellomoov

Les autorités le répètent, le Covid-19 survit jusqu’à six jours sur une surface. De fait, la décontamination fait partie des défis prioritaires de la lutte contre l’épidémie. Parmi les initiatives sanitaires, Hellomoov a décidé de profiter de son savoir-faire industriel pour contribuer à l’effort collectif. Pour ce faire, cette holding, qui rassemble trois fabricants français, Elcom, Akeoplus et Pharmaplan, a confectionné un robot de décontamination. 

Un convoyeur logistique transformé

À l’origine, Elcom fabrique des convoyeurs autonomes de manutention pour environnements industriels. Or, avec l’épidémie, il a décidé fin mars de convertir son dispositif en robot de désinfection. Il a donc été rebaptisé RED pour Robot expert de désinfection.

Les sites les plus à risques concernés

Avantage, selon le fabricant qui dispose de six sites de production en France, RED serait immédiatement opérationnel. Parmi les établissements qui pourraient être concernés, les lieux les plus exposés au virus. Comme les hôpitaux, des EHPAD, les plateformes logistiques ou encore les ERP.  

Un consortium avec Akeoplus et Pharmaplan

Concrètement, pour assurer cette conversion dans les temps, l’entreprise a convoqué ses équipes et ses partenaires. En détails, Akeoplus aux manettes du pilotage et de l’IA du robot s’est chargé de la transformation. Ensuite, Pharmaplan a apporté ses connaissances médicales au profit d’un dispositif de pulvérisation désinfectant. 

100 m² par minutes

Capable de désinfecter 100 m² de surface par minute, le robot entre actuellement en phase de test. Pour déambuler, il embarque des capteurs de télédétection par laser (LIDAR). De quoi lui permettre de scanner la typologie de son environnement. Afin de mieux identifier les zones à nettoyer.

Ségolène Kahn

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