Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Risques industriels et environnementaux

Peut-on accepter d’abandonner les travailleurs malades au bord de la route ?

Plans sociaux, avis d’inaptitude sans maintien dans l’emploi des plus de 50 ans, licenciements express des malades, les médecins du travail doivent-ils se résoudre à regarder passer « les futurs laissés pour compte » ? C’est la question que pose le Groupement Sauvons la Médecine du travail (SLMT).

Le groupement Sauvons la médecine du travail (SLMT), qui lutte pour la défense et le développement de la médecine du travail, dénonce les visites d’aptitude des salariés les plus âgés de plus en plus fréquentes et les licenciements des travailleurs malades : « La grande majorité des décisions d’inaptitude est suivie d’un licenciement. Les 596 avis d’inaptitude définitive prononcés à l’Association des centres interentreprises pour la santé au travail (Acist) de 2006 à 2008 ont abouti à 4% d’accès à la retraite, 7% de reclassement et 89% de licenciements. Parmi l’ensemble des salariés reconnus inaptes, 27% avaient de 40 à 49 ans, 38% plus de 50 ans, 25 % plus de 55 ans », explique un récent communiqué de SLMT. 

Quelles solutions ? Le groupement évoque l’avenir de ces chômeurs dont la perte d’emploi est due à un problème de santé. « Même s’ils sont pris en charge comme travailleurs handicapés, il est quasi certain qu’ils ne retrouveront aucun emploi. » En cause notamment, la suppression de la dispense de recherche d’emploi (DRE) des plus de 57,5 ans et des dispositifs de pré-retraite. SLMT appelle le gouvernement à agir pour imposer des mesures de maintien dans l’emploi ou de réelles formations de reconversion pour les travailleurs malades.

C.A.

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