Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Santé et qualité de vie au travail

Le logiciel Mavimplant se met à jour pour les réparateurs automobiles

Élaboré par l’INRS pour aider les garagistes à concevoir leur lieu de travail, ce logiciel bénéficie aujourd’hui de mises à jour en termes de prévention des risques.

En termes de prévention des risques, la conception de son lieu de travail représente une opération délicate pour les chefs d’entreprise. Notamment en ce qui concerne les TPE du secteur de la réparation automobile qui doivent penser en amont l’aménagement des postes de travail ainsi que des équipements de garage et de carrosserie en toute sécurité. Pour les y aider, l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) a mis au point, en partenariat avec la Fédération nationale de l’artisanat automobile (FNA) un logiciel en ligne baptisé Mavimplant. Conçu en 2015, celui-ci bénéficie aujourd’hui de mises à jour pour aider les garagistes à répondre aux exigences de santé et de sécurité au travail du secteur. 

la-fna-et-l-inrs-ont-concu-un-logiciel-pour-concevoir-son-garage-en-3D

La FNA et l’INRS ont conçu un logiciel pour aider les garagistes à concevoir en 3D en amont leur lieu de travail. © Gaël Kerbaol / INRS

Un secteur à 95% de TPE

Il faut dire que les enjeux de conception d’un local abordent de nombreuses problématiques. Allant de l’aspect financier et technique à la qualité du travail, aux performances de l’entreprise, à l’attractivité des clients, la fidélisation des salariés, les adjonctions d’activités complémentaires dans le futur… Sans bien sûr oublier la prévention des risques professionnels. Quant à la réparation automobile, ces enjeux sont d’autant plus importants que le secteur compte 95 % de TPE. Ces entreprises n’ont donc pas les moyens individuels de développer des technologies pour concevoir la prévention dans leurs lieux de travail.

Intégrer les bonnes pratiques de prévention

« Avec l’INRS, nous avions la certitude d’un accompagnement de pointe mais aussi durable en intégrant les bonnes pratiques de prévention des risques professionnels, souvent négligées dans le processus de conception des locaux », témoigne Geneviève Jolly, vice-présidente de la FNA qui a participé aux réunions de travail. 

Une maquette virtuelle 3D

Avec la version rafraîchie de Mavimplant, les garagistes peuvent désormais construire une maquette virtuelle 3D d’un futur local de travail, tout en ayant la possibilité de le modifier progressivement, avec l’aide de l’équipe et de l’architecte. « Pour des bâtiments existants, le professionnel pourra importer ses plans de masse 2D. Cela lui facilitera la reprise du tracé des murs », précise l’INRS.

Des conseils pratiques et réglementaires

Une fois les plans de la maquette réalisés, il suffit de positionner les postes de travail et les équipements de garage et de carrosserie aux endroits souhaités. Pour les guider dans cette tâche, le logiciel fait apparaître au fur et à mesure des conseils pratiques et réglementaires sur la prévention des risques professionnels. 

Un paramétrage avancé des zones d’accès

« Cette nouvelle version offre aussi plus de souplesse sur le paramétrage des zones d’accès et des zones à risques ainsi que sur l’organisation des circulations et des flux », ajoute l’INRS. Pratique pour éviter la propagation du Covid-19 et respecter les consignes sanitaires en vigueur. 

Un dialogue facilité entre les différents participants

Enfin, pour plus de dynamisme, il est possible de travailler à plusieurs sur la maquette. Ce qui facilite l’échange entre les concepteurs du projet – par mails et réseaux sociaux notamment – facilitant un travail participatif, qui est l’une des clés de la démarche de prévention des risques professionnels.

7 000 comptes utilisateurs

Il faut savoir que Mavimplant ne concerne pas que les métiers de la réparation automobile. Il englobe d’autres secteurs à savoir la boulangerie, pâtisserie et glacerie ainsi que la logistique, l’hôtellerie et la restauration. Actuellement, la plateforme compte 7 000 comptes utilisateurs. En moyenne, chaque mois, 200 nouveaux comptes sont créés pour 250 projets.

Ségolène Kahn

Commentez

Participez à la discussion