Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Santé et qualité de vie au travail

La région francilienne enregistre une amélioration de sa sinistralité

La Caisse régionale d’assurance maladie d’île-de-France a publié son dernier bilan cet été. Les chiffres montrent une baisse des accidents de travail et des maladies professionnelles mais une hausse du risque routier.

Un ouvrier surveille la descente d'une pièce de tunnelier.

Le Grand Paris a contribué à créer de nouveaux emplois. © Grand Paris

En 2017, le nombre d’accidents du travail (AT) sur le territoire francilien s’est élevé à 106.903, en baisse de 1,9 % par rapport à 2016. 760 millions d’euros ont été imputés aux entreprises indique la Caisse régionale d’assurance maladie d’Île-de-France (Cramif) qui a comptabilité, dans son dernier bilan révélé cet été, 8.164.179 journées de travail perdues par incapacité temporaire. Soit 39.825 équivalents temps plein. On déplore également 93 décès, un chiffre en baisse de 6,1 %.

En dépit des améliorations en matière de prévention des AT, les employeurs franciliens enregistrent une hausse de leurs risques routiers et rejoignent ainsi la tendance nationale. En France, le bilan des accidents de trajet s’élève à 92.741 cas en 2017 (+ 4,3 %) tandis qu’il se situe pour la région francilienne à 27.024 contre 25.845 en 2016. On déplore aussi 48 décès (chiffre identique à 2016). 222 millions d’euros ont été imputés aux entreprises. Le risque routier a occasionné 1.822.495 journées perdues pour incapacité temporaire soit 8.890 équivalents temps plein.

34 décès en 2017 contre 55 en 2016

Concernant les maladies professionnelles, le bilan de la Cramif 2017 en décompte 6.151 avec arrêt de travail ou incapacité permanente contre 6.578 en 2016. 370 millions ont été imputés aux entreprises. Quant aux nombre de journées de travail perdues pour des incapacité temporaire, il était de 1.519.927 soit 7.414 équivalent temps plein. Enfin, 34 décès ont été comptabilisés contre 55 en 2016.

870 entreprises accompagnées par la Cramif

La lutte contre les troubles musculo-squelettiques constitue un des fronts sur lesquels travaille la Cramif. Sur la période 2014-2017, elle a ainsi accompagné 870 établissements. 83 % se sont inscrits au programme prioritaire national TMS Pros. 58 % ont défini les ressources internes ou externes pour conduire le projet, 41 % ont réalisé une analyse des situations de travail concernées et engagé un plan d’action et 26 % ont évalué leur démarche. De plus, 115 personnes, dont des dirigeants et des responsables de ressources humaines ont été formées par la Cramif. De quoi donner un effet durable aux actions de prévention.

Eliane Kan

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