Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Santé et qualité de vie au travail

Elian Blanchon (Apave) « Nous allons présenter nos innovations et alternatives pédagogiques »

Interview du manager consultant en santé et sécurité de l’homme au travail au sein d’Apave Sudeurope. Le 28 avril prochain, le groupe participera à la Journée mondiale de la santé et de la sécurité au travail.

Pour la deuxième année consécutive, vous allez célébrer le Safety Day dans 10 villes de France*. A qui s’adresse cet événement ? 

Nous voulons sensibiliser les chefs d’entreprise, directeurs de site, managers, décideurs et responsables santé sécurité au travail sur la nécessité de mettre en œuvre une véritable culture de prévention des risques. Depuis ces dernières années, on s’aperçoit que les résultats des entreprises se sont améliorés en termes de fréquence et de gravité des accidents du travail. Mais il leur reste un pallier à franchir qu’elles ont du mal à atteindre avec les méthodes de sensibilisation actuelles.

Que proposerez-vous lors de cette journée ? 

Nous allons organiser des ateliers pédagogiques et interactifs dans nos locaux car nous disposons de centres de formation dédiés à l’apprentissage qui sont dotés de vraies installations techniques pour les ateliers le nécessitant. Notre objectif est de montrer à nos clients qu’il existe de nouvelles techniques de formation ludiques et décalées pour rendre les salariés acteurs de la démarche de prévention. Comme le Story Telling. Il s’agit d’un jeu qui consiste à amener les participants à raconter une histoire, par exemple une chute de plain pied, afin de les amener à trouver par eux-mêmes le moyen d’éviter de tels risques et de prendre conscience que leur propre rôle est déterminant. Nous proposerons des jeux de questions-réponses s’inspirant d’émissions de TV célèbres. L’objectif, c’est que les participants apprennent grâce à une pédagogie active (chaque stagiaire est acteur de son apprentissage). Et qu’ils s’approprient l’histoire et la culture de prévention de leur entreprise pour être acteur de son évolution.

Tous les thèmes relatifs à la santé et sécurité au travail peuvent-ils être abordés avec cette méthode pédagogique ? Comment mesurez-vous l’efficacité de ces formations ?

Nous pouvons aborder des thèmes ayant un contenu réglementaire. Comme les formations destinées aux membres du CHSCT ou aux responsables en matière de prévention. D’autres sujets sont très techniques. Comme la consignation, les chutes de hauteur, les espaces confinés, etc. En étant mis dans l’action, les participants deviennent acteurs de l’atelier et ancrent mieux les messages. Il y a deux manières de mesurer l’efficacité de ces nouvelles techniques pédagogiques. D’abord, il y a plus de participants et les stagiaires posent plus de questions, ils sont dans l’événement. Quant à nos clients, ils remarquent des changements d’attitude sur le terrain, les salariés respectent mieux les règles, remontent les dysfonctionnements mais aussi suggèrent des améliorations.

Quelles retombées attendez-vous de cette Safety Day ? 

D’abord, cette journée constitue une vitrine de notre savoir-faire en matière d’innovation pédagogique. C’est aussi l’occasion de montrer notre capacité à organiser des Safety Days auprès des entreprises qui souhaiteraient elles aussi organiser ce type d’événements en interne pour leurs salariés.

Propos recueillis par Eliane Kan

* les ateliers se tiendront à Blois, Clermont-Ferrand, Epinal, Lille, Nantes, Nice, Rennes, Taverny, Toulouse et Rouen.

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