Risque électrique : fin du délai pour les employeurs du bâtiment

En France, ce ne sont pas moins de 500.000 travailleurs qui sont potentiellement exposés au risque électrique dans leur activité quotidienne. Parmi eux, 350.000 ne sont même pas électriciens… Or, comparé aux autres accidents de travail, un choc électrique multiplie par 15 le risque de mortalité. Une menace extrême qui est, par ailleurs, aggravée par la méconnaissance des dangers de l’électricité chez les non-spécialistes.

À partir du 1er juillet 2015, les personnes amenées à intervenir sur ou à proximité des installations électriques devront avoir été formées et habilitées. C’est la conséquence d’une volonté de l’Etat qui, en août 2010, a publié 3 décrets visant à préciser les obligations des employeurs en matière de prévention du risque électrique, à imposer une procédure d’habilitation avant toute intervention et à établir la vérification initiale, puis périodique, de toutes les installations électriques.

Une volonté qui se concrétise depuis le 1er juillet 2011. Depuis cette date, en effet, seuls les travailleurs habilités par l’employeur sont autorisés à effectuer des travaux spécifiés par l’habilitation. Pour obtenir cette habilitation, ils sont tenus de suivre une formation théorique et pratique. Par la suite, le 9 octobre 2012, une circulaire a été publiée pour indiquer que les employeurs disposaient d’un délai de quatre ans, à compter du 1er juillet 2011 (donc jusqu’au 1er juillet 2015), pour respecter les obligations de formation et d’habilitation, ainsi que pour remettre un livret d’information au personnel ne disposant pas de cette habilitation.

E.L.


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