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Risques industriels et environnementaux

Protection des marchandises : Twiister Systems lance son scellé connecté anti-fraude

L’entreprise lyonnaise lance l’industrialisation de sa solution Seal&Lock, le seul scellé qui verrouille une semi-remorque ou un conteneur de manière intelligente et réutilisable.

La sécurisation et la sûreté des containers sont des enjeux internationaux commerciaux, économiques et politiques majeurs. L’entreprise lyonnaise Twiister Systems, spécialiste en France de la sécurisation intelligente des contenants (remorques, containers, caisses, trolleys, …), annonce pour son nouveau scellé Seal&Lock, qui serait doté d’une inviolabilité totale. « Le câble en kevlar, une matière pouvant résister à 350 kg de traction, répond à des normes d’arrachement jamais atteintes jusqu’alors avec un simple câble data », avance Ludovic Desmaretz, président et fondateur de l’entreprise (CA 2014 : près de 2 millions d’euros).

Verrou pilotable à distance. Outre sa robustesse, ce câble sur mesure, de 10 centimètres à 10 mètres delong, intègre une carte électronique et une puce NFC qui le rendent infalsifiable. Piloté par la radio-fréquence, le Seal&Lock est ainsi authentifiable en temps réel. « Et si, à l’aide d’une meuleuse par exemple, un individu mal intentionné tentait de rompre le câble, celui-ci ferait remonter une alerte sur les balises de géolocalisation du camion. » Le verrou électronique est également équipé de lampes Led, et d’un système sonore qui émet une alarme pouvant aller jusqu’à 90 dB, afin d’alerter le conducteur du véhicule d’une tentative de cambriolage.

Le câble « intelligent » du Seal&Lock communique aussi à distance avec le scellé. « Grâce à un smartphone, via une plateforme web dédiée, le chauffeur ou un douanier par exemple, ont la possibilité de le fermer, l’ouvrir ou le contrôler à distance, quelle que soit la position qui sépare le donneur d’ordres du scellé », précise Ludovic Desmaretz. Les premières commandes ont été passées en septembre 2013, auprès de marchés stratégiques africains. Le Burundi et le Burkina Faso s’apprêtent ainsi à recevoir leurs premiers scellés, actuellement en phase d’industrialisation.

Caroline Albenois

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