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Première mondiale : le workwear se met à l'heure de l'essayage virtuel mobile

La startup française Fitle, créée en 2013, vient de lancer une application dans le cloud pour aider consommateurs et salariés à essayer virtuellement les vêtements et workwear sur smartphone.

Très jeunes et très doués ! En 2013, Charles Nouboué, diplômé de l’Esigelec, de Centrale Paris et de l’Essec (en gestion d’entreprises innovantes), a fondé avec Gaëtan Rougevin-Baville, polytechnicien et titulaire d’un master en mathématique de l’université de Columbia aux États-Unis, la startup Fitle qui promet de faire un vrai carton ! Normal : après avoir levé 750.000 euros et décroché près de 250.000 euros de financement public, la jeune pousse parisienne vient de lancer le concept dl’essayage virtuel de vêtements et workwear sur smartphone. Une première mondiale car il n’est plus besoin d’utiliser une cabine d’essayage virtuel.
« Vous téléchargez l’application mobile Fitle. Vous vous inscrivez à notre service dans le cloud, par exemple avec votre compte Facebook. Vous prenez 4 photos de vous en vous laissant guider par l’application. Vous entrez votre taille et l’application crée instantanément votre avatar 3D en calculant automatiquement toutes vos mensurations. Vous pouvez alors essayer en ligne un vêtement sur votre avatar pour voire quelle taille vous ira le mieux, explique Charles Nouboué, à peine âgé de 27 ans, dont la société emploie déjà une vingtaine de personnes. Nous avons développé des versions prototypes, dont une avec Carrefour. Mais notre application gratuite n’a été véritablement lancée que le 25 février dernier. » Le succès ne s’est pas fait attendre puisque l’application compte déjà 10.000 inscrits, 15.000 essayages virtuels réalisés en ligne, 2.000 mensurations transmises et une dizaines de marques partenaires.
Toutes les marques ne se dévoilent pas encore. Mais, d’ores et déjà, nous savons que le fabricant grand public Un Jour Un Cachemire ainsi que sept fabricants de workwear – dont un Suisse – sont dans la listes des partenaires qui rémunèrent la startup sur le modèle de la licence louée mensuellement. « Nous travaillons, entre autres, avec Armor-Lux pour sa gamme de workwear. Notamment dans le cadre de son gros contrat avec la SNCF : les salariés peuvent ainsi essayer virtuellement leurs vêtements en ligne afin de choisir ceux qui correspondront le mieux à leurs mensurations, confie Charles Nouboué. Notre application dans le cloud récupère les commandes assorties des mensurations et les transmet via une interface de programmation (API) au fabricant qui utilisera ces données pour ses machines de production. » Ce qui contribue à établir un continuum de l’utilisateur jusqu’aux chaînes de fabrication.

Erick Haehnsen

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