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Risques industriels et environnementaux

Le site de Morcenx de destruction ultime des déchets d’amiante reprend du service

Après un an de travaux et 5 millions d’euros investis, l’usine landaise Inertam rouvre ses portes. Elle est désormais capable de traiter plus de 20 tonnes de déchets d’amiante par jour.

Après un an sous redressement judiciaire, l’entreprise Inertam spécialisée dans le désamiantage sort enfin la tête de l’eau. Ainsi va-t-elle pouvoir relancer sa production de désamiantage par vitrification. Une opération qui permet la destruction définitive de l’amiante. Démonstration à l’appui, la filiale du groupe de dépollution Europlasma vient d’inaugurer la relance de son usine à Morcenx (40).

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Coulée de Cofalit, sous-produit inerte issu de la vitrification des déchets d’amiante. © Inertam

Un an de travaux

Fin 2019, le tribunal de commerce de Mont-de-Marsan avait validé la reprise d’Europlasma par le groupe luxembourgeois Zigi Capital. Depuis, Inertam a procédé à un an de travaux pour se moderniser.

6 000 tonnes par an

De fait, après plus de 5 millions d’euros investis, elle a augmenté sa capacité de traitement à 6 000 tonnes par an. Au lieu de 5 000 en 2015. Ce qui représente un volume de 20 tonnes par jour. D’ici fin 2021, l’entreprise souhaite ajouter un four supplémentaire pour booster sa productivité.

Une démonstration efficace

Pour l’heure, l’entreprise vient d’inaugurer son usine dans les Landes devant une assemblée de représentants des pouvoirs publics. L’occasion de démontrer l’efficacité de sa technique d’éradication des déchets d’amiante : les invités ont pu assister à une coulée d’amiante vitrifiée en sortie de four. Une fois traités, les déchets prennent la forme du Cofalit. Un sous-produit inerte qui s’utilise pour la pose de sous-couche routière. Ou pour le stockage d’énergie solaire.

Ségolène Kahn

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