Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Santé et qualité de vie au travail

« L’absentéisme au travail : de l’analyse à l’action ! »

Tel est le titre de l'ouvrage de Denis Monneuse, spécialiste de la santé au travail, qui vient de paraître chez Afnor Editions.

La France serait dans le peloton de tête mondial de l’absentéisme… Son coût économique est énorme puisqu’on estime les indemnités journalières à 12,5 milliards d’euros par an, soit 7% des dépenses de santé en France. Tel est le sombre constat que dresse Denis Monneuse, à la fois sociologue, écrivain et directeur du cabinet de conseil Poil à Gratter qui vient de faire paraître un ouvrage intitulé chez Afnor Editions L’absentéisme au travail : de l’analyse à l’action ! (200 pages ; 26,54 euros).
Spécialiste de la santé au travail, Denis Monneuse travaille depuis une dizaine d’année sur le thème de l’absentéisme. Il est aussi l’auteur d’un ouvrage intitulé Les jeunes expliqués aux vieux (L’Harmattan, 2012). Citons aussi Le surprésentéïsme (De Boeck, 2013) et Le silence des cadres (Vuibert, 2014). En ce qui concxerne l’absentéisme, un salarié français est, en moyenne, en arrêt maladie une douzaine de jours par an. Pour les DRH, managers et dirigeants, c’est un vrai casse-tête. Pour s’attaquer à ce fléau, Denis Monneuse préconise d’abord d’en identifier les causes en adoptant 3 grandes étapes :
· Etablir un panorama des origines de l’absentéisme ;
· Analyser les atouts et les limites des actions mises en place dans les entreprises.
· Etablir les 10 commandements pour limiter les absences.
 
Après l’analyse, Denis Monneuse suggère un large éventail de solutions pour y remédier. Les entreprises peuvent, par exemple, mettre en place un plan santé/sécurité, penser à réaménager les postes de travail, communiquer en amont sur les contrôles possibles en cas d’arrêt maladie, tout en évitant les ambiances de chasse aux sorcières des vrais malades, actionner au besoin des contraintes de non-prise en charge de salaire sur les absences courtes, mais aussi imaginer les possibilités de prime de présence, repenser les horaires et l’organisation du temps de travail dans certaines entreprises…
Les clés d’amélioration sont nombreuses et diversifiées. Toutes sont à étudier et à adapter à la réalité de l’entreprise. Quel que soit le plan d’attaque choisi, Dennis Monneuse encourage l’action positive qui sensibilise le personnel, loin d’un état d’esprit répressif ou culpabilisant pour les salariés.

Erick Haehnsen
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