Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Sûreté et sécurité

EDPM : une cohabitation difficile et risquée

Avec la multiplication des engins de déplacements personnels tels que les trottinettes électriques et les hoverboards, les risques d’accident routier augmentent. En témoigne le Baromètre Allianz France-CSA 2022 qui dénonce les incivilités et le non-respect de la sécurité.

À l’approche des vacances de Noël et des départs sur la route, une étude dévoile les inquiétudes des Français vis-à-vis de la sécurité routière. Il s’agit du Baromètre Allianz France-CSA 2022 intitulé « Partage de la route, étude prévention routière mobilité ». Interrogeant plus de 3 000 personnes de plus de 15 ans, cette enquête révèle la perception négative qu’éprouvent les Français concernant le partage de la route entre les différents modes de transport. 

50%-des-francais-ont-une-vision-negative-de-la-cohabitation-des-usagers-de-la-route

50% des Français ont une perception négative de la cohabitation entre les usagers de la route. © Vlad B / Unsplash

Des comportements à risque

Premier constat, 50% des Français ont une perception négative de la cohabitation entre les usagers de la route. En raison, l’étude pointe du doigt le manque de respect du code de la route et la dangerosité de certains comportements. Pour les automobilistes, les plus grandes sources de stress sont : les engins de déplacement personnels ou EDPM (81 %), les conducteurs de deux-roues motorisés (67 %), les cyclistes (65 %), ainsi que les piétons (52 %).

Une cohabitation mal perçue

Il faut dire que, depuis la démocratisation des EDPM, les conducteurs ont du mal à s’adapter à cette nouvelle configuration. Plus de 8 Français sur 10 estiment que la cohabitation entre les automobilistes et les conducteurs d’EDPM est dangereuse. Ils sont 7 sur 10 à partager le même sentiment concernant la cohabitation entre automobilistes et cyclistes.

Des conducteurs inattentifs

La première raison invoquée porte sur l’inattention des automobilistes. Plus généralement, la voiture représente l’objet de la plupart des craintes comme par exemple lors des dépassements jugés dangereux, les changements de direction soudains, la vitesse ou encore le manque de visibilité dans les angles-morts.

Non-respect du code de la route

Outre les conduites risquées, l’enquête cite également de nombreuses incivilités sont dénoncées, allant de l’oubli du clignotant, de l’inattention jusqu’au non-respect du code de la route. Ainsi 75 % des Français pensent-ils que les conducteurs d’EDPM font preuve d’incivilité. De la même manière, ils sont 67 % à considérer que les conducteurs de cyclomoteurs ne sont pas exemplaires. Et 55 % pensent que les cyclistes commettent également des incivilités.

De nombreuses incivilités

Les conducteurs eux-mêmes reconnaissent des incivilités régulières. 64 % des conducteurs d’EDPM estiment que leurs pairs se conduisent mal. Ce taux s’élève à 52 % lorsqu’il s’agit des incivilités des cyclistes vues par les cyclistes eux-mêmes.

une-meilleure-organisation-des-espaces-de-circulation

Les sondés plébiscitent une meilleure organisation des espaces de circulation sur la route. © Ranurte

Une circulation mieux adaptée

Voitures, cyclistes, scooters, trottinettes électriques, hoverboards… Au vu de la multiplication des modes de déplacement, les sondés plébiscitent une meilleure organisation de la sécurité routière. Ce qui passerait en priorité par un partage mieux pensé des espaces de circulation. Pour preuve, 90 % souhaitent une augmentation du nombre de pistes cyclables. De même, 89 % proposent une meilleure identification de l’espace des usagers aux intersections et 77 % une augmentation du nombre de zones piétonnes.

Revoir son code de la route

Pour conclure, l’enquête suggère qu’une révision du code de la route pourrait remédier à bien des problèmes. En effet, 57 % des sondés ont eu une note insuffisante à un quiz portant sur les règles régissant le partage de la route. L’étude rappelle également aux usagers d’EDPM la nécessité de souscrire une Assurance en responsabilité civile sous peine d’encourir une amende de 3 750 euros. 

Ségolène Kahn

Commentez

Participez à la discussion