Gérer les risques
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Risques industriels et environnementaux

Détection d'intrusion : vers une approche globale

Les chiffres alarmants des cambriolages et de la montée de la violence révèlent que particuliers et professionnels sont insuffisamment équipés. Certes, les systèmes sans fil font avantageusement chuter les prix des plus petites configurations. Cependant, l'approche globale reste de mise.

En France, on enregistre 985 cambriolages par jour (382 000 en 2013) soit un cambriolage toutes les 1 minute et 50 secondes. Sur les 6 prochaines années, chaque foyer français a 1 probabilité sur 10 de se faire cambrioler. Selon l’Observatoire national de la délinquance et de la réponse pénale (ONDRP), le nombre des vols commis aux domiciles des particuliers et dans les entrepôts a une nouvelle fois augmenté en 2013, de 7,2%, en zone police sur un an. L’année écoulée a subi une hausse de 6,4% (par rapport à 2012) des cambriolages en zone urbaine police et de 4,7% en zone rurale. Les cambriolages dans les habitations principales ont respectivement augmenté, dans ces mêmes zones, de 7% et de 1,3% et ceux des résidences secondaires de 10% et 17,7%. Autres chiffres significatifs : la moitié des cambriolages concerne les résidences principales, 6% les résidences secondaires et 44% les locaux professionnels. 80% des cambriolages ont lieu en ville et 13% seulement sont élucidés.

Nécessité de s’équiper. 95 % des cambrioleurs prennent la fuite en cas de déclenchement d’une alarme. 5 minutes : c’est le délai moyen après lequel un intrus abandonne son effraction. D’où l’intérêt de s’équiper en centrale d’alarme. « D’autant qu’il y a une montée de la violence, c’est-à-dire de vol avec agression, y compris chez les particuliers », constate Christian Jodin, président du pôle sûreté du SVDI (Syndicat des professionnels français Voix, Données, Images et réseaux de communication). « Par ailleurs, l’âge moyen des agresseurs a baissé. Or les jeunes sont plus violents et plus fébriles », renchérit Jean-Pierre Gaucher, responsable marketing et relations extérieures chez ITQ Security, expert en études et analyses de risques, conseil et prescription de solutions de sécurité dans les commerces.

Systèmes sans fil. Bonne nouvelle, s’équiper ne coûte plus forcément une fortune. Sur le site Camshop.fr, on trouve des alarme sans fil pour 1 à 2 pièces à protéger à partir de 300 euros à installer soi-même ou en passant par un installateur. « En majorité de nos produits sont posés par des installateurs. Mais nous avons une hot line pour accompagner les particuliers qui veulent faire les choses par eux-mêmes », précise Etienne Amadieu, directeur technique chez Camshop France dont les produits sont achetés aussi bien pour les commerces que pour les particuliers. Lesquels peuvent également opter soit pour l’autosurveillance soit pour un abonnement mensuel à une société de télésurveillance. Même souplesse du sans fil et du choix pour l’autosurveillance ou la télésurveillance pour la Central W de Videofied (by RSI Video Technologies), première centrale d’alarme hybride qui s’adapte à la disponibilité des réseaux de transmission. « Lors d’une intrusion, notre centrale W enverra les images de levée de doute soit par le réseau Ethernet soit par GSM soit par Wifi, grâce à la box Internet. Ce qui évite d’avoir à débourser des frais télécom », souligne Patrice Colas, directeur commercial de RSI Video Technologies.

Levée de doute. On s’en doute, l’option télésurveillance reste la plus sûre : « Pour envoyer une équipe d’intervention ou les forces de l’ordre, encore faut-il avoir un système de levée de doute. C’est-à-dire un système de vidéosurveillance ou au moins un système audio qui permet de savoir si les cambrioleurs sont dans les murs, résume Christophe Chambelin, responsable de clientèle pour le marché Sûreté chez Siemens. En ce cas, le télésurveilleur peut envoyer un message aux forces de l’ordre en disant : cambriolage à telle adresse, levée de doute effectuée. » C’est sur ce point que, jusqu’à présent, les installateurs de sécurité globale alliés aux télésurveilleurs ont pu gagner leur légitimité. Mais c’est également sur ce terrain que RSI Video Technologies avec la centrale W de la marque Videofied gagne un point décisif.

« Nous sommes le seul fabricant français à intégrer une caméra et des LED dans un détecteur infrarouge sans fil afin de réaliser une levée de doute fiable à 100%. En cas de d’alarme, nous enregistrons une vidéo de 10 secondes qui est immédiatement transmise au centre de télésurveillance. Si l’intrusion est avérée, il est possible de solliciter les forces de l’ordre comme le permet le décret 2002-539 du 17 avril 2002, précise Patrice Colas de RSI Video Technologies. Notre système intéresse le petit commerce et les particuliers. Ces derniers peuvent d’ailleurs télécharger notre application sur leur smartphone afin de recevoir la vidéo de l’intrusion, voire même prendre une photo. Ils peuvent aussi armer ou désarmer la centrale ou encore consulter le journal des événements à distance. » Autre avantage, l’application smartphone qui y est associée fonctionne aussi bien que télésurveillance qu’en autosurveillance.

Vers une protection globale. Pour les entités professionnelles plus importantes, ces solutions sont limitées. « Il faut avoir une vision globale de la sécurité qui inclut la détection périmétrique, le contrôle d’accès, la détection d’intrusion, voire la protection incendie dans un même système d’information », suggère Christophe Chambelin de Siemens. qui vient de sortir la gamme SPC appelée à devenir sa plate-forme de sécurité du futur.
Bosch, GE-Aritech, Honeywell, Siemens… tous les grands acteurs du secteur partagent cette démarche, au prix d’intenses efforts en R&D pour faire converger des systèmes technologies autrefois séparés en silo vers une même infrastructure IP.

La gamme SPC de détection d'intrusion
de Siemens. © IEP
La gamme SPC de détection d’intrusion
de Siemens. © IEP

Dans leur sillage, citons aussi la PME Alcea (11 millions d’euros de chiffre d’affaires, 80 personnes) qui talonne les majors : « Nous sommes concepteurs et fabricants de solutions logicielles et matérielles dédiées au contrôle d’accès, à l’anti-intrusion, la vidéoprotection ainsi qu’à la gestion des alarmes et des clés, rappelle Pascal Lenglart, son PDG. Autant de fonctionnalités que gère notre logiciel de supervision Alwin qui présente à Expoprotection la dernière version de ses armoires à clés, Alkey. Il s’agit d’une offre que nous avons lancée en 2008 et qui se caractérise par une interface graphique simple et ergonome de manière à gérer aisément plusieurs sites à la fois. »

Autre plate-forme logicielle d’intégration et de mise en interactivité, celle de Pacom Systems : « Nous présentons notre nouvelle plate-forme de supervision Unison qui offre l’intégration complète des métiers du contrôle d’accès, de la détection d’intrusion, de la vidéosurveillance, de l’interphonie et de la détection d’incendie sur une seule et même interface graphique simple d’utilisation, explique Pascal Creff, VP Business Development. Cette nouvelle plate-forme est destinée au marché de type  »campus » comme les aéroports, les universités, les hôpitaux, les prisons ou les grands établissements tertiaires. C’est un marché sur lequel nous étions très peu présents. »

Erick Haehnsen

Pascal Creff, VP Business
Development de Pacom Suystems.
© Pacom Systems
Pascal Creff, VP Business
Development de Pacom Suystems.
© Pacom Systems

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