Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Sûreté et sécurité

30 dispositifs obligatoires à partir de 2022 sur les véhicules neufs

La Commission européenne veut instituer à bord des voitures, camions et bus, des dispositifs de sécurité active et passive afin de limiter le risque routier pour les conducteurs et les autres usagers de la route plus vulnérables.

Cette voiture est équipée de capteurs de mouvements

Les grands constructeurs équipent déjà leurs véhicules haut de gamme de systèmes avancés de sécurité active et passive. © Subaru

7.300 morts évités sur les routes européennes entre 2020 et 2030, tel est l’objectif chiffré que s’est fixé la Commission européenne. L’institution veut rendre obligatoire sur les véhicules neufs qui sortiront dans trois ans, pas moins de 30 dispositifs de sécurité active et passive. Certains sont déjà présents sur des modèles de berline haut de gamme comme l’assistance au maintien de la trajectoire ou encore la surveillance de la pression des pneus et de l’environnement autour du véhicule. L’adoption de tels systèmes est une première étape avant l’émergence de la voiture autonome. A ce stade, l’enjeu est de mieux détecter les usagers de la route les plus vulnérables, d’inciter les conducteurs à respecter les limitations de vitesse mais aussi de détecter leur somnolence et leur manque de vigilance grâce à des systèmes dédiés.

Freinage d’urgence avancé

Parmi les dispositifs qui seront obligatoires sur les voitures neuves mais aussi, pour certains, sur les camions et les bus, citons la caméra de recul ou encore le freinage d’urgence avancé. Plébiscité par plusieurs pays dans le monde, dont le Japon, ce dispositif surveille l’environnement autour du véhicule à l’aide de détecteurs de mouvements. Ils peuvent ainsi prévenir le conducteur d’une collision imminente lorsque le conducteur a l’œil rivé sur son téléphone ou sur son GPS. Si ce dernier ne réagit pas aux alertes sonores ou visuelles, il enclenchera automatiquement la pédale de frein.

Colère contre le boîtier d’enregistrement automatique

Certains systèmes ne feront sûrement pas l’unanimité. C’est notamment le cas de l’éthylotest antidémarrage ou pis encore de l’assistance intelligente à la vitesse. Ce dispositif constituerait un cheval de Troie pour un bridage automatique du véhicule, selon les signataires d’une pétition en ligne déjà signée par quelques 261.000 personnes. Lesquelles se mobilisent avant tout contre l’obligation d’embarquer à bord des véhicules neufs un boîtier d’enregistrement des événements et des accidents. A commencer par la vitesse et la position des conducteurs. Ce qui ouvre la voie, selon les auteurs de la pétition, à un contrôle permanent des conducteurs et à une explosion des PV et des retraits de points.

Eliane Kan

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