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Santé et qualité de vie au travail

Voici à quoi pourrait ressembler votre collègue du futur

Réalisée cet été sur un échantillon de 3 003 participants en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, une étude de la société américaine Fellowes tire la sonnette d'alarme sur les pathologies que les employés de bureau risquent de développer d’ici vingt ans, si rien n’est fait.

Le modèle du collègue du futur est une femme aux poignets gonflés, aux yeux irrités et au dos voûté.

Parmi les transformations physiques liées à de mauvaises conditions de travail, l’étude Fellowes montre un dos voûté dû aux nombreuses heures assises rivé sur une chaise. © Fellowes

Elle est bossue, elle a les yeux injectés de sang, les chevilles gonflées, le ventre gonflé et de l’eczéma… non Emma n’est pas un monstre mais ce que considère l’entreprise américaine Fellowes comme étant notre « collègue du futur ». Qu’on se rassure : ce mannequin grandeur nature tient plus de l’épouvantail que du col blanc. De fait, il résulte d’une vaste enquête consistant à évaluer l’impact des conditions de travail modernes sur le corps des employés de bureau. 

3 000 personnes interrogées

Réalisée cet été sur un échantillon de 3 003 participants en France, en Allemagne et au Royaume-Uni, l’étude veut provoquer une prise de conscience sur les pathologies que les employés de bureau risquent de développer d’ici vingt ans, si rien n’est fait. Dans le collimateur : le secteur du tertiaire où les salariés passent pour un tiers d’entre eux, jusqu’à neuf heures les yeux rivés sur leur écran, collés à leur chaise. 

De nombreuses pathologies

Conséquence de cette sédentarisation, l’étude montre que 67 % des employés de bureau souffrent déjà de maux de dos, 59 % de maux de tête et 57 % de fatigue oculaire. Près de neuf sur dix craignent les conséquences d’une immobilité prolongée sur leur santé.

La négligence des entreprises

Autre motif d’inquiétude, la mollesse de la réaction des employeurs pour améliorer les postes de travail. Selon le rapport, plus de la moitié des salariés (54%) estiment que leur demande de meilleures conditions de travail n’a pas été prise en compte, voire même, pas prise au sérieux (15%). 

Ségolène Kahn

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