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Violences à l’école : encore un train de mesures

Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, a conclu, jeudi 8 avril en Sorbonne, les états généraux de la sécurité à l’École. Au terme des débats, le ministre a présenté les cinq orientations qu’il entend mettre en œuvre dans les mois à venir pour faire reculer la violence en milieu scolaire...

Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, a conclu, jeudi 8 avril en Sorbonne, les états généraux de la sécurité à l’École.

 

Au terme des débats, le ministre a présenté les cinq orientations qu’il entend mettre en œuvre dans les mois à venir pour faire reculer la violence en milieu scolaire :

 

> Mesurer la violence et le climat dans les établissements scolaires
L’enquête SIVIS (Système d’information et de vigilance sur la sécurité scolaire) sera complétée par de nouveaux indicateurs, déclinée à l’échelle départementale et publiée chaque trimestre. Une enquête nationale de victimation sera réalisée en partenariat avec l’Observatoire national de la délinquance.

 

> Construire une nouvelle politique de formation des professeurs et de l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale
La formation initiale, la formation pendant l’année de stage des professeurs nouvellement recrutés  et la formation continue intégreront des modules spécifiques consacrés à la gestion des conflits, à la prévention de la violence et à la tenue de classe. Les établissements les plus exposés se verront proposer des formations sur site. Enfin, un accompagnement systématique des personnels victimes de violences sera assuré au sein de l’établissement.

 

> Renforcer le plan de sécurisation des établissements scolaires
Luc Chatel va en particulier doubler les effectifs des équipes mobiles de sécurité dans les académies les plus exposées à la violence et développer le partenariat entre l’Éducation nationale et la Justice, avec la désignation de magistrats référents.

 

> Responsabiliser les acteurs et redonner du sens aux sanctions scolaires
Le ministre a en particulier souligné la nécessité de réaffirmer la règle au cœur de la vie scolaire. Ainsi une charte des bonnes pratiques fixera les règles élémentaires de civilité et de comportement et sera déclinée dans les règlements intérieurs. Les élèves perturbateurs pourront être sortis de la classe et placés dans des structures adaptées, aussi longtemps que nécessaire. Dans les cas les plus flagrants où les parents n’assument plus leurs responsabilités, les sanctions en matière d’allocations familiales seront rendues effectives, comme la loi le permet.

 

> Engager des actions ciblées dans les établissements les plus exposés à la violence
Le ministre entend substituer aux dispositifs existants une nouvelle cartographie des établissements concentrant le plus de difficultés en matière de climat et de violence. Un nouveau programme, baptisé CLAIR (Collèges et Lycées pour l’Ambition, l’Innovation et la Réussite) sera créé et expérimenté dans une centaine d’établissements à la rentrée 

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