Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Santé et qualité de vie au travail

Valoriser l'action des responsables HSE pour susciter l'adhésion des salariés

Les responsables en charge de la fonction Hygiène, sécurité et environnement (HSE) sont très souvent perçus comme des ''empêcheurs de tourner en rond''. Pour faire évoluer leur image, il est nécessaire d'adopter des dispositifs de communication de sorte à valoriser leur action, selon Bernard Fort, président de Tennaxia, une entreprise spécialisée depuis 2001 dans le domaine de la performance durable des organisations.

Les responsables en charge de la fonction Hygiène, sécurité et environnement (HSE) sont très souvent perçus comme des empêcheurs de tourner en rond. Pour faire évoluer leur image, il est nécessaire d’adopter des dispositifs de communication de sorte à valoriser leur action, selon Bernard Fort, président de Tennaxia, une entreprise spécialisée depuis 2001 dans le domaine de la performance durable des organisations. Au sein des entreprises, les personnes responsables HSE ne sont pas toujours considérées à leur juste valeur. Chargées de mettre en place les politiques de respect des règles de sécurité, de santé et de protection de l’environnement, et de contrôler qu’elles sont bien respectées, elles sont souvent perçues comme des « empêcheurs de tourner en rond » au sein des unités de production, voire au siège social.

Une démarche instaurée suite à des événements malheureux

Pourtant, leurs missions contribuent à réduire le nombre d’accidents du travail et les risques industriels. « L’inflation des normes et des réglementations ne sont sans doute pas étrangères à cette perception négative de la fonction, qui est parfois même partagée par les responsables HSE eux-mêmes », soulève Bernard Fort, président de Tennaxia. « Cette vision est un peu caricaturale et dépend naturellement de l’entreprise, de son secteur d’activité ou encore de son « passif » en la matière », poursuit le dirigeant de l’entreprise qui est à la fois éditeur de logiciels et cabinet de conseil notamment auprès d’entreprises du secteur industriel et de la chimie. Ces deux secteurs ont d’ailleurs été les premiers à être sensibilisées aux enjeux HSE. Tandis que le secteur de l’agroalimentaire a d’abord abordé le sujet sous l’angle de l’hygiène alimentaire, notamment sous la pression des consommateurs. Bien sûr, d’autres entreprises ont commencé à mettre en place une politique HSE suite à des événements malheureux. « Enfin, les expériences vécues par le responsable HSE peuvent également avoir une incidence sur les règles mises en œuvre en matière de prévention des risques professionnels et environnementaux », souligne Bernard Fort.

D’une logique de contraintes à une logique d’opportunités

Trop souvent, la démarche HSE se cantonne encore à la conformité réglementaire. Cette approche contrainte, que l’on pourrait qualifier de premier niveau, est de plus en plus complétée par une logique plus positive, de réduction des risques et donc des coûts. Mais cette approche est rarement appréhendée sous l’angle de la création de nouvelles opportunités, comme une discipline contribuant à la valorisation de la marque et les produits, à la compétitivité et la pérennité de l’entreprise, voire à l’amélioration de la cohésion des équipes autour d’une marque employeur vertueuse. Pour que le domaine HSE soit considéré par la direction générale et les autres directions opérationnelles comme un potentiel levier de création de valeur, il est indispensable qu’il dépasse la logique d’expertise et de normes dans laquelle il s’est jusqu’ici souvent cantonné. Cela nécessite de valoriser les investissements et les démarches entreprises ainsi que les opportunités qui en découlent.

Valorisation la fonction auprès du comité de direction

Cette valorisation passe par la mise en place de dispositifs de communication pour faire évoluer la perception de la fonction HSE en interne mais aussi en externe. Pour être efficaces, ces dispositifs doivent s’appuyer sur des réussites et des indicateurs factuels pour mesurer les avancées. « Il ne sera plus question de se limiter aux indicateurs obligatoires, tels que le taux d’accident du travail par exemple mais de choisir des indicateurs permettant de valoriser la fonction », conseille Bernard fort qui cite notamment le nombre d’accidents du travail ou industriel évités ou, dans le domaine environnemental, la réduction de la pollution autour de tel ou tel site et ses effets bénéfiques sur la santé des riverains et la biodiversité, la diminution des émissions de gaz à effet de serre à l’échelle d’un groupe, etc. Autant de thèmes dont peuvent se saisir les responsables HSE en s’appuyant sur les équipes en charge de la communication interne.

Eliane Kan

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