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Santé et qualité de vie au travail

Vague de froid : les obligations des employeurs

Boissons chaudes, équipements de protection adaptés au froid, locaux de repos chauffés… En cas de de température négative, les employeurs ont pour obligation d’adapter les conditions de travail de leurs salariés.

Artisans du BTP, éboueurs, ouvriers forestiers, travailleurs agricoles, agents de la maintenance des routes et voies ferrées, pêcheurs, vendeurs sur les marchés…. Il existe de nombreuses professions qui imposent le travail en extérieur. Ce qui représente autant de salariés exposés à la vague de froid qui s’est abattue sur la France ces derniers jours. Or il faut savoir que, dans ces conditions extrêmes, les employés ont à l’égard de leurs employés des obligations pour les protéger.

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Travail en altitude (Ici chantier de construction d’un téléphérique en montagne). © Gael Kerbaol / INRS

Des risques pour la santé

« De nombreux métiers impliquent de travailler en extérieur. À l’annonce d’un épisode de grand froid par Météo France, il est important d’être encore plus vigilant car ces températures peuvent avoir de graves effets sur la santé des travailleurs (hypothermie, gelures, douleurs) et peuvent augmenter les risques d’accidents du travail », prévient le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. À cet égard, le ministère vient de rappeler les mesures que doit prendre l’employeur pour protéger ses salariés et garantir leur sécurité.

Un aménagement des conditions de travail

Comme le précise l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), en dessous de cinq degrés, les travailleurs doivent faire l’objet d’attentions particulières. Comme des aménagements dans leurs conditions de travail. Ce qui se traduit par exemple, par l’obligation pour l’employeur de fournir des équipements adaptés. Tels que des tenues adaptées, des boissons chaudes ou encore un local de repos chauffé. 

Un régime de pause adapté 

De même, l’employeur a pour obligation d’adapter les tâches en fonction du froid. Par exemple, en réduisant les charges à porter pour les ouvriers. Il doit également « planifier le travail à l’extérieur en fonction des conditions météorologiques notamment » et « limiter le travail en zone froide en prévoyant un régime de pause adapté », précise le ministère du Travail, de l’Emploi et de l’Insertion. 

Éviter le travail isolé

Autre point important, le ministère recommande d’éviter « le travail isolé pour alerter les secours rapidement en cas de nécessité et éviter ainsi un retard de prise en charge sanitaire ». Dans le cas contraire, il doit « prévoir un système d’alarme en cas d’immobilité prolongée du travailleur ». Et ce, tout en appliquant les consignes sanitaires de distanciation sociale et de désinfection régulière des locaux… De fait, si l’employeur bafoue ces précautions, il engagera sa responsabilité pénale. Laquelle peut faire l’objet de sanctions immédiates lorsque l’inspection du travail débarque sur un chantier. Sans mise en demeure. 

Des mesures prévues pour les bureaux

Enfin, en ce qui concerne les employés de bureaux, il existe également un cadre légal. Avec une limite de température à respecter : selon le Code du Travail, la température des bureaux ne doit pas se situer en dessous de 18°C. 

Ségolène Kahn

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