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Sûreté et sécurité

Une combinaison volante dédiée au sauvetage en montagne

Comparable à Iron Man, cette combinaison, qui donne le pouvoir de voler, a été créée par Gravity Industries. Elle vient d’être testée dans les montagnes slovènes durant un exercice de sauvetage militaire de l’OTAN. Un futur équipement pour les secouristes.

En cas d’accident, chaque seconde compte pour sauver les rescapés. Or certains terrains accidentés peuvent faire perdre un temps précieux aux secouristes. Pour y remédier, l’entreprise aéronautique Gravity Industries a imaginé une combinaison permettant de faire voler une personne au moyen de propulseurs à turbine. Le dispositif, qui n’est pas sans rappeler le moyen de propulsion du superhéros de Marvel Iron Man, a été testé récemment en Slovénie dans le cadre d’un exercice de sauvetage en montagne de l’OTAN.

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Pour voler, le Jet Suit embarque cinq moteurs à turbine à gaz générant une puissance de 1 050 chevaux.
© Gravity Industries

Un exercice de sauvetage mené par Richard Browning

Pour Gravity Industries, il s’agit de faciliter les missions de recherche et de sauvetage en terrain difficile, notamment en montagne. Et c’est précisément ce que le vol réalisé à la fin de l’année dernière en Slovénie visait à démontrer. Dans le cadre de cet exercice de sauvetage de guerre en montagne de l’OTAN, Richard Browning, le fondateur et pilote d’essai en chef de Gravity Industries, a enfilé lui-même le Jet Suit pour l’opération : apporter du plasma sanguin à un soldat « blessé » qui avait été secouru dans une gorge des montagnes slovènes au cours de l’exercice.

Une vitesse de 80 km/h

Concrètement, le pilote a pu se propulser grâce à cinq moteurs à turbine à gaz générant une puissance de 1 050 chevaux ainsi que d’une poussée de 144 kg. Ensuite, le Jet Suit dispose d’une autonomie d’environ 5 km et d’une durée de vol allant jusqu’à quatre minutes. Si cette autonomie paraît limitée, la combinaison compense ce défaut par sa vitesse, à savoir 80 km/h ainsi que par sa capacité à soulever verticalement un pilote à des altitudes allant jusqu’à 3 658 m.

Un prix encore élevé

Malgré la nécessité de former les secouristes à un tel type de vol, l’innovation semble prometteuse pour le sauvetage en zone d’accès difficile. Reste à disposer des fonds pour l’acquérir : il faut compter en moyenne 400 000 euros pour une combinaison. Quoi qu’il en soit, voler au secours d’une victime ne devrait bientôt plus n’être qu’une métaphore. 

Ségolène Kahn

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