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Un drone pour inspecter les chemins de foudre des éoliennes

Normalement, les techniciens cordistes en charge de cette inspection réalisent une mission particulièrement dangereuse. Pour les remplacer, le drone Volta de SupAirVision s’élève à une centaine de mètres pour aller mesurer les données de résistance ohmique.

Parmi les métiers les plus dangereux, les techniciens cordistes en charge de l’inspection et la maintenance des éoliennes s’exposent à de nombreux risques. Outre la chute d’une centaine de mètres de haut, ils sont également susceptibles d’être électrocutés durant leurs inspections du chemin de foudre des pales d’éoliennes. Pour les remplacer dans cette mission périlleuse, la start-up SupAirVision a mis au point Volta, un drone capable de tester le chemin de foudre sans intervention humaine. 

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Plus besoin de grimper à la corde au sommet des éoliennes, le drone Volta se charge de l’inspection en 30 minutes.
© SupAirVision

Un dispositif anti-foudre à surveiller

À l’instar d’un parafoudre, le chemin de foudre consiste en un dispositif juché en haut des pales d’éoliennes pour capter la foudre et la conduire à la terre. Pour en vérifier le bon fonctionnement, Volta a pour mission d’effectuer un diagnostic rapide et précis, là où auparavant seuls les techniciens cordistes étaient en mesure de réaliser cette opération. De quoi limiter considérablement les risques humains liés à cette tâche. 

Une solution plus sûre

« L’arrivée de Volta sur le marché permet enfin de faciliter l’accès aux mesures du chemin de foudre pour les gestionnaires d’éoliennes. Plus rapide et plus sûr, notre système apporte une solution simple pour vérifier la protection foudre des éoliennes, et répondre à la nouvelle réglementation ICPE (Installations classées protection de l’environnement) recommandant des vérifications périodiques » indique Sébastien Arnould, fondateur de SupAirVision.

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Ce drone a pour mission de réaliser l’inspection des chemins de foudre situés sur les pales des éoliennes.
© SupAirVision

Mesure des données de résistance ohmique

Il suffit au drone de s’élever jusqu’au capteur en bout de pale situé à une centaine de mètres du sol. Muni d’un système de pilotage assisté, l’engin volant est capable d’atteindre le capteur, pas plus grand qu’une pièce de monnaie, pour en mesurer les données de résistance ohmique. De quoi détecter et localiser le moindre dysfonctionnement susceptible de nuire à l’intégrité des pales.  

Une inspection en 30 minutes

Outre une plus grande sécurité pour les opérateurs, l’intervention par drone s’avère également plus rapide à accomplir : Il faut compter 30 minutes pour la vérification de la protection anti-foudre, comparé à 3 heures avec l’intervention du technicien. Une fois les données recueillies, elles font l’objet d’une analyse des experts de la start-up. Puis elles sont renvoyées dans les 72 heures, au cas où un travail de réparation s’avère nécessaire. 

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Ses capteurs mesurent la résistance ohmique de la protection anti-foudre pour en vérifier le bon fonctionnement.
© SupAirVision

Une start-up spécialisée dans les drones et l’éolien

Pour rappel, SupAirVision s’est positionnée depuis sa création sur l’inspection des parcs éoliens par drone. Munis de capteurs, ils mesurent de nombreuses données puis les experts de la jeune pousse en analysent les résultats. Outre Volta, l’entreprise a mis au point Sherlock, un drone d’inspection des pales, ainsi que Clarity dédiée à l’analyse thermographique des endommagements. 

Ségolène Kahn

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