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Risques industriels et environnementaux

Snake : un nouveau détecteur infrarouge pour applications civiles et militaires

Disponible depuis février 2014, le détecteur Snake, dont la résolution et la compacité ont été améliorées, est notamment utilisé pour sécuriser l’atterrissage des avions civils lors de conditions météorologiques défavorables.

Snake représente la nouvelle génération haute résolution de détecteur matriciel dans la gamme du proche infrarouge, de 0,9 jusqu’à 1,7 microns. Le nouveau détecteur de Sofradir couvre ainsi une large gamme d’applications militaires ou civiles.

Vision accrue. « Le Snake renforce les performances des systèmes de détection aérienne, comme les boules optroniques des hélicoptères de secours ou de surveillance », explique Frédéric Aragon, chez Sofradir, un groupe créé en 1986 qui emploie environ 700 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de 180 millions d’euros en 2013. Le nouveau détecteur est également conçu comme une aide à l’atterrissage et à la circulation des aéronefs au sol car il apporte une vision améliorée dans un environnement nocturne ou lorsque les conditions de visibilité sont mauvaises : brume, poussière, pollution. « Il s’agit là d’un secteur en fort développement, insiste Frédéric Aragon. Tant dans le domaine de l’aviation d’affaires, où la ponctualité est un enjeu essentiel, que dans celui de l’aviation commerciale. »

Le détecteur s’intègre à une caméra située sous le nez de l’appareil. Les images sont retransmises sur écran dans le poste de pilotage. Le détecteur s’applique aussi aux missions de sécurité car il offre une vision à travers les vitres. Le Snake est également utile dans des applications commerciales : le tri par spectrométrie ou l’inspection industrielle. Il est capable par exemple de mesurer le taux de remplissage d’un flacon. « Le Snake présente un bas niveau de bruit (mesuré à 30 électrons), un courant d’obscurité très bas, une très haute sensibilité à la lumière, une capacité à faire du fenêtrage et, en option, une extension de la performance dans le visible », argue Frédéric Aragon.

Caroline Albenois

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