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Qualité de l’air intérieur : l’importance de surveiller les taux de CO2

L’institut national de recherche et de sécurité (INRS) vient de publier ses recommandations pour veiller à la qualité de l’air des locaux. Il s’agit notamment de contrôler les taux de CO2 en installant des capteurs infrarouges.

Avec la levée de l’obligation du port du masque et le retour des salariés au bureau, les entreprises doivent plus que jamais veiller à la qualité de leur air intérieur (QAI). Une préoccupation que partage notamment l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS). Ainsi l’organisme vient-il de publier une recommandation sur l’importance d’une bonne ventilation des locaux et d’une surveillance accrue de la QAI. Dans cet ouvrage, l’institut dévoile notamment une méthode simple et accessible pour entreprendre cette démarche. 

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Selon l’INRS, par leur seule respiration, les personnes présentes dans une pièce produisent du CO2. © Campaign Creators / Unsplash

Un focus sur le taux de CO2

Il s’agit d’encourager les entreprises à contrôler le renouvellement de l’air dans les locaux, avec en particulier la mesure du taux de dioxyde de carbone (CO2). « La réalité en entreprise et dans les établissements recevant du public nous montre que les débits d’air neuf ne sont pas toujours connus. La mesure du taux de CO2 permet de savoir de façon pratique si les apports d’air neuf sont suffisants ou non par rapport à l’occupation des locaux », explique Romain Guichard, responsable de laboratoire au sein du département Ingénierie des procédés à l’INRS. 

Des seuils à ne pas dépasser

Il faut dire que, par leur seule respiration, les personnes présentes dans une salle produisent du CO2 qui va se répandre dans la pièce et donc augmenter sa concentration. Selon les recommandations du Haut conseil de santé publique, ces taux ne doivent pas dépasser 1 000 parties par million (ppm) pour une bonne qualité de l’air en temps normal et 800 ppm en temps de Covid. 

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Ce capteur infrarouge (NDIR) permet de mesurer les concentrations de CO2 dans une pièce.
© Delitech

Un détecteur à capteurs infrarouges

D’où l’importance de mesurer régulièrement le taux de CO2 et de s’assurer d’un apport d’air neuf. Pour cela, l’INRS recommande l’installation d’un capteur capable de surveiller en permanence la concentration de CO2. « Pour cette mesure, il est essentiel de choisir un détecteur à capteurs infrarouges (NDIR2), les autres types de capteurs – électrochimiques ou à semi-conducteurs – ne mesurant pas le CO2 sélectivement » précise Romain Guichard.

Un outil de calcul des taux de CO2

Pour compléter ce dispositif, l’INRS a développé un outil de calcul qui affine les données de la qualité de l’air dans les locaux où la pollution de l’air est uniquement générée par la présence humaine. De cette manière, le dispositif calcule les débits d’air neuf et simule l’évolution de la concentration en CO2 en fonction du nombre d’occupants, de leur activité et du volume du local. De quoi anticiper à quel moment et dans quelles conditions la limite recommandée sera atteinte. 

Adapter la prévention

Grâce à ce système de surveillance, les entreprises disposeront de suffisamment de connaissance pour mettre en place les mesures de prévention adéquates comme la limitation du nombre de personnes en fonction du volume des locaux, la durée d’occupation, ou encore des consignes d’aération.

Ségolène Kahn

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