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Pathologies liées au travail : le RNV3P publie son rapport d’activité

Selon ce document, dans un peu plus de 50 % des cas, les problèmes vus en consultation concernent le risque chimique ou les TMS...

Le Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P) a publié, fin septembre, son rapport d’activité pour les années 2008 et 2009.  Plus de 200000 consultations concernant 100000 patients sont enregistrées dans la base. Si, dans un peu plus de la moitié des cas, les problèmes vus en consultation concernent le risque chimique ou les troubles musculosquelettiques (TMS), un problème sur quatre concerne l’exposition à l’amiante et un sur cinq les risques psychosociaux.

Ainsi, les CCPP constituent un lieu privilégié pour le suivi post-exposition et post-professionnel à l’amiante. Ils reçoivent également de plus en plus de patients confrontés au risque psychosocial en entreprise. Pour la première fois depuis la création du réseau, des données issues directement des services de santé au travail ont été prises en compte. Dans deux cas sur trois, il s’agit de TMS, dans un cas sur cinq de pathologies associées aux risques psychosociaux. Des données sectorielles, notamment sur les risques émergents seront fournies, dès 2011, dans le rapport scientifique du réseau. D’ores et déjà on constate que, pour les risques psychosociaux, près d’un problème sur quatre concerne des métiers en rapport avec le public.

Le RNV3P : quésako ?
Depuis 2001, les 32 centres de consultation de pathologie professionnelle (CCPP) de France ont constitué un réseau d’experts médicaux, le Réseau national de vigilance et de prévention des pathologies professionnelles (RNV3P), placé sous la coordination de l’Anses. Ces centres agrègent leurs données de consultation, « anonymisées », dans une base commune. Plus de 200 000 consultations sont enregistrées, et 15 000 nouvelles consultations viennent les compléter chaque année. Le but de cette base est de détecter les maladies professionnelles émergentes et de favoriser la prévention de ces pathologies. Elle signale également aux ingénieurs de prévention des Cram des situations à risques dans les entreprises en vue d’engager les actions correctrices. Le réseau est financé par la Cnam-TS, l’Anses, la MSA et l’InVS et associe la SFMT.

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