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Risques industriels et environnementaux

Nigiloc recourt à la géolocalisation pour lutter contre le vol des deux roues

Cette société, basée à Dax (40), innove avec un système simple de géolocalisation des vélos et scooters. Equipé d'un tag, le véhicule communique et signale ses propres déplacements ainsi que sa position à son propriétaire. Si ce dernier ne se trouve pas dans les environs immédiats du deux roues, le système le prévient sur son smartphone et lui en indique le point de géolocalisation.

« 400.000 vélos et 70.000 scooters sont volés chaque année. A peine 2,5 % des vélos sont restitués à leur propriétaire. Et actuellement, il n’existe aucun système pour aider les propriétaires à retrouver leurs véhicules », explique l’ancien assureur, Gilbert Wilhelm qui a fondé l’année dernière la start-up Nigiloc, basée à Dax (40), pour lancer Nigibike, deux solutions électroniques qui rendent les deux roues  »connectés » afin de les géolocaliser sur le smartphone de leur ,propriétaire. Nigibike est ainsi destinée aux vélos et Nigiscoot aux scooters. Point commun : les deux systèmes alertent le propriétaire du véhicule de tout mouvement anormal et indique sa localisation.
 
« Nigibike et Nigiscoot sont des dispositifs miniaturisés (6 cm de longueur) qui sont placés à l’intérieur du cadre du véhicule. Ils comprennent une batterie et une puce capable de copier le code MAC d’un téléphone par Bluetooth. Cinq numéros de téléphone peuvent être mémorisés. Par ailleurs, un accéléromètre détecte le mouvement du véhicule et réveille la puce, explique Gilbert Wilhelm. Celle-ci vérifie alors que le numéro de téléphone mémorisé se trouve dans un rayon de moins de 5 m. Si oui, elle se désactive. Dans le cas contraire, elle envoie un point de géolocalisation du véhicule toutes les deux minutes au numéro de smartphone référencé. Lorsque le véhicule s’arrête, un message est envoyé après 5 mn, puis après 10 minutes au propriétaire. »
Près de 18 mois de recherche et développement auront été nécessaires pour mettre au point ce système car les difficultés étaient nombreuses. « Nous avons d’abord résolu le problème de la cage de Faraday à l’intérieur du cadre du véhicule. Puis, nous avons trouvé le bon emplacement dans celui-ci. Bien entendu, le dispositif est invisible depuis l’extérieur !, poursuit Gilbert Wilhelm. Il a également fallu miniaturiser le système électronique pour qu’il puisse se loger dans tous les vélos. » Mission accomplie, puisque 100 % des cadres peuvent être équipés. « Le point le plus délicat a été celui de l’autonomie de la batterie, ajoute Gilbert Wilhelm. Les habituelles batteries qui sont utilisées pour les système GSM ont une autonomie d’à peine 3 à 4 mois. Notre dispositif a une autonomie de 2 ans. D’abord, parce qu’il se désactive dès que possible, et puis, parce qu’il s’appuie sur le réseau de communication Sigfox. »
A la différence des réseaux GSM et GPRS, EDGE, 3G et 4G, celui de la start-up toulousaine Sigfox, qui compte Anne Lauvergeon (ex-pédégère d’Areva) à son conseil d’administration, est très peu consommateur d’énergie. A cet égard, Sigfox nourrit l’ambition de devenir le  »Twitter des objets connectés ». « Du coup, nous offrons le plus petit module de communication sans fil au monde », commente Gilbert Wilhelm qui compte commercialiser Nigibike et Nigiscoot à hauteur de 4,90 euros par mois, ou 49,90 euros par an. A cela, il faut ajouter 119 euros pour l’achat du module. Des nuits paisibles en perspective pour les propriétaires qui garent leur deux roues à l’extérieur.

Marlène Bourderon

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