Gérer les risques
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Risques industriels et environnementaux

L’UE investit 400 millions d'euros dans l'évaluation du risque chimique

Le coup d’envoi vient d’être donné pour le Partenariat européen pour l’évaluation des risques liés aux substances chimiques (PARC). Un projet issu de l’Anses et regroupant 200 acteurs visant la santé humaine et environnementale.

Ennemies de l’environnement et de la santé des travailleurs, les substances chimiques font l’objet de nombreuses inquiétudes. Pour lutter contre cette pollution, une initiative européenne de grande ampleur vient d’émerger. Il s’agit du Partenariat européen pour l’évaluation des risques liés aux substances chimiques (PARC), un projet ambitieux regroupant 200 chercheurs, universitaires et d’agences sanitaires. 

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À l’initiative de l’Anses, le PARC regroupe une communauté de 200 acteurs issus de 28 pays européens. © Julia Koblitz / Unsplash

400 millions d’euros

Il s’agit de faire progresser la recherche en produisant de nouvelles données sur les expositions aux substances chimiques. À l’initiative du projet, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a rassemblé 200 partenaires et agences de l’Union européenne issus de 28 pays. Une vaste communauté dotée d’un budget de 400 millions d’euros pour intégrer à la fois la santé humaine et environnementale dans une approche « One Health ».

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Les acteurs du PARC devront notamment identifier des substances moins nocives pour l’environnement et la santé. © This is engineering / Unsplash

Identifier des substances moins nocives

Le PARC s’inscrit dans la stratégie européenne pour la durabilité dans le domaine des produits chimiques et à l’ambition « zéro pollution » du Pacte vert pour l’Europe. Durant sept ans, les nombreux partenaires vont conjuguer leurs compétences pour optimiser les ressources dédiées aux activités d’évaluation et de surveillance des risques chimiques. De sorte à produire de nouvelles données, ainsi que de nouvelles méthodes d’étude. Il s’agira également de développer des outils pour valoriser les substances moins dangereuses et plus conformes aux approches de développement durable.

Un programme sur la biosurveillance humaine

Pour y parvenir, le PARC pourra s’appuyer sur les initiatives déjà mises en place dans le cadre du programme européen sur la biosurveillance humaine / Human Biomonitoring for Europe (HBM4EU), effectif jusqu’à l’été 2022. Ils auront également accès aux travaux d’autres projets européens tels qu’EuroMix, EU-ToxRisk ou encore ceux des clusters Eurion et Aspis.

Ségolène Kahn

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