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L’IA veut optimiser les rythmes de vie et de travail atypiques

Dans notre société connectée en continu (« always-on »), une mutation de fond s’est amorcée : les journées débordent de sollicitations professionnelles mais ne comportent toujours que 24 heures. Du coup, le temps libre et l’attention deviennent des ressources rares. Ce phénomène a commencé dans les services de secours, les hôpitaux, les services de sécurité, les transports, la logistique, l’industrie… Les acteurs économiques constatent alors que leurs personnels subissent des situations d’épuisement, des risques de santé, des difficultés familiales. Aujourd’hui, cette mutation s’élargit à des secteurs d’activité de plus en plus nombreux.

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Les solutions d’Aum Biosync œuvrent en faveur de l’égalité femme homme sous l’angle de la conciliation des temps de vie. © JC. Gellidon / Unsplash

Optimiser la capacité opérationnelle et la résilience des équipes

D’où l’intérêt de la start-up Aum Biosync (Algorithmes Utiles et Maitrisés – synchronisation biologique) créée en 2016 à Mâcon (Saône-et-Loire) qui applique des technologies d’analyse des systèmes complexes, d’algorithmes de hautes performances et d’intelligence artificielle au suivi et à l’optimisation des rythmes de vie et de travail atypiques. Comme l’astreinte, le travail posté ou le travail de nuit. Ses solutions servent à fiabiliser le recrutement de profils ciblés en évaluant leur tolérance au travail de nuit. Ensuite, elles facilitent l’astreinte et la conciliation des temps de vie (vie de famille, vie professionnelle, loisirs, sommeil…). De même, ces solutions œuvrent en faveur de l’égalité femme homme sous l’angle de la conciliation des temps de vie. Elles contribuent à prévenir les risques, les maladies et accidents liés à une activité 24h/24. Sans omettre de gérer la performance et la disponibilité de la ressource humaine en tenant compte de la fatigue des effectifs et du risque d’accident. Enfin, les algorithmes d’Aum Biosync aident à prévoir la manière d’optimiser la capacité opérationnelle et la résilience des équipes.

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La start-up cherche à prévenir les risques, les maladies et accidents liés à une activité 24h/24. © Piron Guillaume / Unsplash

Lever 3 millions d’euros

Aujourd’hui, l’entreprise lève 3 millions d’euros auprès d’investisseurs comme Steva Investissement, société d’investissement dédiée aux projets éthiques et responsables, BFC Angels, Mandalore Partners, Bpifrance. Le projet est également soutenu par Inobyz Mâcom, programme de la Mission économique et de l’innovation de l’Agglomération Mâconnais-Beaujolais.

Étendre les applications à d’autres secteurs d’activité

« Cette solution permet d’aider les entreprises à trouver une adéquation entre le rythme de vie des collaborateurs et leur emploi. Notamment dans des secteurs d’activité comme le travail temporaire ou la santé », explique Thomas Perrin, directeur général délégué du groupe Apicil, groupe de protection sociale complémentaire à but non lucratif qui a pris la start-up mâconnaise sous son aile avec le programme Apicil Prévention santé by H7. Après avoir convaincu certains Services départementaux d’incendie et de secours (SDIS), la jeune pousse bourguignonne entend à présent élargir la diffusion de ses solutions auprès des professionnels du secteur hospitalier, des transports, de la logistique, de la grande distribution, de l’industrie.

Explicabilité de l’IA

Outre la protection de la vie privée de ses utilisateurs, l’entreprise se conforme aux recommandations européennes « Artificial Intelligence Act » en matière d’anonymisation des données, de loyauté, de transparence et d’explicabilité de sa technologie. Par ailleurs, elle ambitionne de rendre ses applications de plus en plus rapides et respectueuses de l’environnement en généralisant les principes du Green Code et en écartant « le gras numérique » produit par les technologies de traitement de données trop énergivores.

Erick Haehnsen


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