Gérer les risques
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Risques industriels et environnementaux

Les directeurs de sécurité et de sûreté de mieux en mieux intégrés au sein de l’entreprise

Comme tous les ans, le CDSE (Club des directeurs de sécurité des entreprises) a réalisé une enquête auprès des principales entreprises françaises.

La fonction sûreté-sécurité est de mieux en mieux reconnue au sein des entreprises. C’est ce que révèle le sondage mené par le Club des directeurs de sécurité des entreprises entre le mois d’avril et le mois de septembre. « Notre étude vise à sensibiliser les chefs d’entreprise à la nécessité de la présence d’un directeur sécurité-sûreté, explique Olivier Hassid, directeur général du Club des directeurs de sécurité des entreprises (CDSE). Les dirigeants méconnaissent trop souvent encore la fiche de poste mais les résultats sont positifs. Nous observons au fil des années une reconnaissance lente, certes, mais progressive de ce métier. »

Le directeur sûreté-sécurité, véritable coordonnateur de toute la problématique des risques en entreprise (malveillance, incendie, sécurité des données) fait désormais partie du comité exécutif de la société dans 10% des cas, une vraie nouveauté par rapport à l’année dernière. Sur les 69 répondants, 42% des directions de sécurité et de sûreté sont rattachées au directeur général de l’entreprise. Et 87% de ces services disposent d’un budget autonome, en majorité entre 100.000 et 500.000 euros.

Polymorphe. Par conséquent, la fonction est reconnue comme participant à la stratégie de l’entreprise. « A l’international, les relais de croissance ne se déroulent plus dans des zones très calmes mais au contraire dans des endroits instables : Moyen-Orient, Afrique, reprend le directeur général. Les projets doivent être encadrés par une stratégie de sécurité. » La protection des biens est en effet le premier champ d’action cité, à égalité avec la sûreté des personnes (94%), suivi par la gestion de crise et la protection des voyageurs d’affaires. Le directeur sécurité prend aussi en charge la sécurité des systèmes d’information, véritable clé de voûte de l’entreprise, qui se doivent d’être correctement protégés. 

Autre fait nouveau révélé par l’enquête : 29% des directeurs de sécurité et de sûreté sont des purs produits du privé. « Auparavant, ces fonctions étaient entièrement dévolues à des personnes issues de l’Armée, de la gendarmerie ou de la police, précise Olivier Hassid. Même si 71% des directeurs sécurité proviennent encore de ces administrations publiques, les entreprises privées s’aguerrissent dans ce domaine et sont capables d’assurer ce rôle. » Car si le poste nécessite une bonne connaissance de la sécurité, la compréhension de l’entreprise et des affaires est aussi indispensable.

Caroline Albenois

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