Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Cyberprévention

Le Campus Cyber, temple de la cybersécurité française ouvre ses portes

Inauguré mardi 15 février, le Campus Cyber va rassembler de nombreux acteurs de la filière tricolore de la sécurité informatique. Créé à l’initiative du président de la République, cet établissement va occuper la tour Eria dans le quartier de Paris-la-Défense.

Le coup d’envoi vient d’être donné pour le Campus Cyber, déjà considéré par le gouvernement comme le « lieu totem » de la filière de la cybersécurité en France. Prévue à l’origine pour octobre 2021, son inauguration s’est finalement déroulée mardi 15 février 2022 en présence du président de la République, Emmanuel Macron. Dès aujourd’hui, les participants de ce nouvel établissement (industriels, start-up, associations, chercheurs … ) pourront investir les locaux. Objectif : créer une filière d’excellence de l’industrie de la sécurité informatique française capable de rivaliser avec les géants américains et chinois du secteur.

le-campus-cyber-investit-la-tour-eria-a-la-defense

Le Campus Cyber investit la tour Eria, un immeuble de 26 000 m2 situé dans le quartier de Paris-La Défense. © Campus Cyber

26 000m2 de bureaux

Établi dans le quartier Bellini à Puteaux sur le boulevard circulaire de Paris, dans les Hauts-de-Seine, le Campus Cyber va investir la tour Eria, propriété d’Altera, un grand immeuble de 26 000 m2. Autant de bureaux qui hébergeront une communauté variée d’acteurs : grands groupes, PME, start-up, services de l’État, organismes de formation, acteurs de la recherche, associations… Le but étant de créer des synergies à travers une série d’actions autour de la cybersécurité.

Innovation et formation

Ces actions s’articuleront autour de quatre missions : les opérations, l’innovation, la formation et la mobilisation. Le module opérations concerne la mutualisation des données face au risque cyber. La partie innovation consiste à favoriser des collaborations entre les acteurs publics et privés pour développer des technologies et renforcer leur intégration dans le secteur économique. Il s’agira notamment de programmes communs entre industriels, start-up et centres de recherche. Enfin, des aides à la formation seront également dispensées aux salariés, étudiants, personnel en reconversion et agents de l’État.

le-campus-va-heberger-de-nombreuses-entreprises-comme-l-assureur-generali-france

Le Campus Cyber va héberger de nombreuses entreprises parmi lesquelles l’assureur Generali France. © Generali France

Un programme riche en événements

En parallèle, le campus accueillera des événements pour favoriser les échanges entre les différents acteurs tels que des conférences, podcasts, tables rondes, job dating, expérimentations ou encore des speed dating avec des investisseurs. 

Un projet né en 2019

À l’origine, le Campus Cyber a été créé à l’initiative d’Emmanuel Macron dans le contexte de la structuration de la filière par le Comité stratégique de filière (CSF) Industries de sécurité. En juillet 2019, l’ex-Premier ministre Edouard Philippe avait commissionné Michel Van Den Berghe, ancien directeur général d’Orange Cyberdéfense, au poste de président du Cyber Campus.

Booster la compétitivité à l’international

« Eu égard à l’avance prise par certains de nos compétiteurs outre-Atlantique ou en Asie, il convient de doter rapidement l’Europe du cadre propice à la création de cette communauté cyber. C’est la raison pour laquelle j’insiste sur la nécessité d’avancer sans tarder sur la constitution de ce Campus Cyber, qui devrait pouvoir débuter ses activités au cours du premier semestre 2021 », indiquait Michel Van Den Berghe dans un dossier consacré à ce projet. Covid oblige, il y a un léger retard à l’allumage.

De grands groupes étrangers invités

Parmi les participants, le Campus Cyber se divisera en deux catégories, les membres et les partenaires. Parmi les membres, figureront des industriels comme Airbus, Atos, Alstom, Bouygues, Safran, des assureurs comme Generali France mais aussi des start-up comme Gatewatcher, Quarkslab, Sekoia, Withings. Il y aura également des centres de recherches et des organismes publics, tels que l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL)… Quant aux partenaires, ils concernent des entreprises étrangères comme Amazon, Cisco, Dell, Oracle ou encore IBM. 

Un appel à projet clôturé 

Si le calendrier des événements n’a pas encore été dévoilé, un appel à projets pour soutenir des projets innovants s’est déroulé lors du FIC à Lille jusqu’au 29 octobre dernier. Ce concours a été organisé par Cédric O, le secrétaire d’État à la transition numérique et aux communications électroniques.

Ségolène Kahn

Commentez

Participez à la discussion


La période de vérification reCAPTCHA a expiré. Veuillez recharger la page.