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Santé et qualité de vie au travail

Le BTP de plus en plus sensible à la santé dans le bâtiment

L’association Bâtiment Santé Plus vient de publier une enquête qui dévoile les tendances majeures en matière de santé dans le bâtiment. Notamment en ce qui concerne la qualité de l’air intérieur qui concentre les principaux efforts depuis la crise de Covid-19.

À l’occasion des 10 ans du colloque Défis Bâtiment Santé, l’association Bâtiment Santé Plus dévoile une enquête sur les enjeux de la santé dans le bâtiment. Cette vaste étude a été réalisée en partenariat avec le Conseil national de l’Ordre des architectes et avec le soutien de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et du service Architecture du ministère de la Culture. En charge de l’enquête, l’Ensai Junior Consultant dépend de l’École nationale de la statistique et de l’analyse de l’Information (ENSAI) à Bruz (35). Spécialisée dans le domaine des statistiques, elle a interrogé 320 acteurs du bâtiment, dont 30 % d’architectes, 25 % de bureaux d’études et 10 % de maîtres d’ouvrage.  

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Bâtiment Santé Plus dévoile une vaste étude sur les nouveaux enjeux de santé dans le bâtiment.
© Bâtiment Santé Plus

Une prise de conscience

Premier constat encourageant, le secteur du BTP connaît une «prise de conscience de l’importance de la santé» indique l’étude.  Une préoccupation devenue prioritaire pour 55% des acteurs du bâtiment, toutes catégories confondues, «à l’exception des maîtres d’ouvrage, investisseurs, foncières».

La priorité à la qualité de l’air intérieur 

Parmi les critères sanitaires les plus pris en compte, il y a tout d’abord la qualité de l’air intérieur. Et ce, pour 86,3 % des personnes interrogées. Viennent ensuite le critère orientation, ensoleillement et lumière (65,6 %),  le confort thermique (65 %) et l’acoustique (39,4 %). Pour 82,5 % des architectes, l’orientation, ensoleillement, lumière est le premier facteur pris en compte. L’accès à un espace extérieur et à la nature arrive en quatrième position avant l’acoustique.

Un effet Covid-19

Autre point inédit, la crise sanitaire a impacté les critères pris en compte pour la santé dans le bâtiment. « Près de 40 % des acteurs interrogés s’en disent convaincus, mais « l’effet Covid » concerne surtout 67,7 % des maîtres d’ouvrage, investisseurs, foncières» précise l’étude. Pour faire face aux règles sanitaires, la qualité de l’air intérieur suscite de nouveaux usages. Il s’agit notamment de réduire la transmission aérienne du virus grâce à de nouvelles solutions. Même si «pour les participants, le foisonnement des « purificateurs » ne semble pas répondre aux problématiques rencontrées».

Trop peu de formations à la santé du bâtiment

Toujours est-il que certains acteurs clés du secteur ne bénéficient pas de formation suffisante pour répondre aux enjeux sanitaires du bâtiment. Notamment les maîtres d’ouvrages publics et privés dont seuls 48% se disent sensibilisés à la prise en compte de la santé dans les bâtiments. Contre 66 % d’architectes et 73 % de bureaux d’études environnementales.

Les matériaux biosourcés plébiscités

Parmi les familles de matériaux les plus utilisés, les biosourcés ont actuellement la côte, pour 62,5 % des répondants. De même, les matériaux écoconçus et issus du recyclage sont utilisés par un peu plus de 40 % des sondés. Quant au réemploi et la réutilisation, ils sont trois fois moins utilisés que les matériaux biosourcés. 

Ségolène Kahn

1 commentaire

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  1. fert

    - il y a 1 année

    http://www.puregreenair.fr vous accompagne pour répondre aux enjeux sanitaires du bâtiment.