Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Sûreté et sécurité

La sécurité des accès mise à l’honneur à Marseille

Entre surveillance électronique, réponse à la menace drone et nouvelles problématiques liées à la cybersécurité, le salon Access Security qui se déroule en ce moment même au coeur de la cité phocéenne débroussaille le chemin de la sécurité de demain.

Aujourd’hui débute le salon Access Security, un événement annuel qui se tiendra à Marseille jusqu’au 16 avril et qui se focalise sur 120 exposants dans le domaine de la sécurité des accès. L’enjeu est de taille alors que la marché de la sécurité en France connaît depuis 5 ans une progression de plus de 2,5% par an et que le seul segment de la sécurité des accès a généré 15 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013, soit plus de la moitié du chiffre d’affaires global des entreprises liées au secteur de la sécurité cette année là (23 milliards) – selon des estimations de l’organisateur du salon. L’occasion de faire un tour d’horizon des dernières avancées dans ce secteur florissant.

Surveillance électronique. La sécurité physique n’est pas en reste, avec des dispositifs comme celui de Profilmar, un fabricant accessoires destinés aux fabricants de rideaux métalliques, qui présente une technologie capable de résister aux agressions les plus importantes, en particulier la découpe à la disqueuse. Mais c’est la sécurité électronique qui, avec un grand nombre d’offres,apparaît d’emblée au coeur des enjeux sécuritaires de 2015. Avec notamment des applications dans la vidéosurveillance, à l’instar des caméras de Mobotix, un concepteur de systèmes HD, capables de filmer de jour comme de nuit grâce à une technologie de détection de chaleur indépendante de la luminosité ambiante. Citons également la détection d’intrusion, avec des solutions comme celle d’Optex Security, un spécialiste de la protection périmétrique qui se targue de simplifier l’installation de ses dispositifs de détection via un système de réglages automatisés et de récepteurs motorisés. Ou encore les systèmes de détection de chocs de Prodatec, un fabricant de barrières infrarouges, qui peut maintenant déceler les variations suspectes de lumière sur quantité de nouvelles surfaces (murs en brique, moellons, pisé…).

Drones et robots. Une autre tendance d’avenir réside dans l’apparition de solutions robotisées. Comme celle d’Eca Group, un expert dans le domaine de la construction aéronautique qui cherche à protéger les zones côtières. Mais également de drones individuels, à l’instar de celui présenté par Securitas, spécialiste de la sécurité privée. À savoir, un prototype d’aéronef sans pilote qui assiste l’action des équipes de sécurité sur le terrain. En leur donnant une vision déportée du site à protéger, cette technologie leur offre du même coup la possibilité d’inspecter des recoins jusqu’ici non accessibles à l’homme. Et parce qu’il peut aussi bien être un facteur de sécurité supplémentaire qu’un risque difficile à gérer, certaines entreprises comme par exemple Uni-Sat, dont une part de l’activité se concentre sur la sûreté électronique, qui a développé un système de détection de drones visant à minimiser la menace qu’ils représentent. D’autres, comme Eca Group, prétendent même être en mesure de retrouver, grâce à un aéronef de leur crû,le pilote d’un drone menaçant et de le prendre en photo. 

Cybersécurité. Dernier pan essentiel à évoquer, celui de la cybersécurité, un domaine sensible dans lequel les entreprises semblent en permanence en position de grand écart. Entre, d’une part, le besoin de simplifier les processus métiers de la sécurité, pour améliorer les temps de réaction des équipes et faciliter la mise en oeuvre d’une protection globale. Et, de l’autre, la nécessité d’assurer un haut niveau de contrôle sur les dispositifs, ce qui est une gageure dans ce domaine. Un exemple typique réside par exemple dans la clé Wifi récemment présentée par Locken, un acteur important du contrôle d’accès électronique, présent sur le salon. Concrètement, leur dispositif de clé physique est doté d’une mémoire de stockage qui contient les droits d’accès de son porteur. Jusqu’alors, cette clé recevait ces informations par Bluetooth, via une borne sécurisée installée à un endroit précis du site et reliée au poste de commandement par les ondes Wifi. Afin d’assouplir ce système, en supprimant les câbles une bonne fois pour toute, l’entreprise a fait le choix d’installer le module Wifi à l’intérieur même de la clé. Avantage : tant que la couverture existe, les données peuvent être mise à jour indépendamment de la position du porteur dans l’enceinte du site sécurisé. Sauf que, du coup, les flux de communication sont démultipliés et non plus centralisés, comme auparavant, à l’endroit de la borne. Sera-t-il possible, dès lors, de s’assurer qu’aucune clé n’est écoutée par un dispositif pirate installé en périphérie ? Une question qui fait sens à l’heure des Menaces avancées persistantes (Advanced Persistent Threat – APT), une technique employée par des pirates pour espionner une cible pendant un long laps de temps avant de passer à l’attaque.

[CORRECTIF] Locken précise certains atouts de sa clé, en matière de sécurité : 

– Elle utilise uniquement les réseaux WIFI pour lesquels elle est paramétrée.

– Les flux de communication transitent sans logiciel additionnel autre que celui de la clé et du serveur.

– La clé Wifi se connecte au serveur via le protocole HTTPS (délivré par GlobalSign et exploitant un algorithme de hachage SHA2-256).

Guillaume Pierre

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