La protection périmétrique face à de nouveaux défis

Avec l’ouverture des frontières européennes et l’augmentation des conflits dans le monde, de plus en plus d’entreprises et de particuliers réagissent en s’entourant de systèmes de sécurité. Une aubaine pour les fournisseurs et installateurs : « Le marché est en légère augmentation à cause des événements inquiétants qui se multiplient sur le globe, confirme Eric Ruschena, responsable Projet Export chez Sorhéa, un des leaders du marché. Les sites à risque augmentent leur sécurité contre le terrorisme et les entreprises qui possèdent des matières premières, comme le cuivre, doivent protéger leurs biens contre le vol. Les riches particuliers qui habitent la Côte d’Azur ou la Suisse, eux, s’équipent en protection périmétrique par crainte du vol, du kidnapping et des paparazzi. »
Les besoins et les budgets variant avec la clientèle, Sorhéa a développé sept technologies de détection durant ses vingt-cinq années d’existence : la barrière infrarouge, le câble de détection de choc sur les clôtures, le détecteur double technologie, la barrière hyperfréquence, le détecteur thermique, le laser télémétrique et le câble de détection enterré. Ses dernières recherches ont conduit le fabricant à développer des systèmes sans fil alimentés par panneaux solaires. C’est le cas de Solaris, une barrière infrarouge, et de G-Fence, un système de détection des chocs et des mouvements qui s’installe sur des clôtures existantes. Deux produits dont la nature environnementale sont des atouts pour le marché américain surs lequel Sorhéa s’est engagé en février dernier. Au salon Expoprotection 2014 aussi, Solaris et G-Fence auront la vedette, en même temps que la caméra thermique SORH10IP.Des systèmes de plus en plus intégrés. Mais plus que l’aspect écologique, c’est la fiabilité technologique que Sorhéa met en avant pour justifier le prix de ses produits : « Nous produisons du haut de gamme pour garantir à nos clients un taux très faible de ces fausses alarmes qui leur coûtent cher, explique Eric Ruschena. C’est le prix à payer pour avoir des produits de détection performants ».
Pour réduire sa facture, Sorhéa a accepté de marier ses technologies à celles d’autres fabricants dans le cadre de systèmes complets de supervision. Connectée à un Maxibus, un concentrateur paramétré qui gère toutes les alarmes, la technologie de Sorhéa apporte la détection d’intrusion à un bouquet sécuritaire qui comprend souvent la vidéosurveillance, la protection incendie et le contrôle d’accès. « Depuis cinq ans, le marché réclame des systèmes intégrés centraux, confirme Eric Ruschena. Nous devons donc être capables de nous interfacer aux systèmes existants. » C’est pourquoi la société travaille en partenariat avec Prysm Software, un éditeur de logiciels de supervision qui commercialise AppVision, un logiciel de gestion d’intégration de sécurité physique (PSIM) qui rend possible ces interfaces. Adaptable aux anciennes comme aux nouvelles technologies, AppVision élimine aussi toute dépendance du client vis-à-vis de son fournisseur.

Partenariat avec les grandes marques. Poids lourd international de la protection périmétrique, le japonais Optex a également multiplié les solutions pour couvrir la totalité des demandes du marché. Ses produits se déclinent sur toutes les technologies de la détection : détecteur infrarouge extérieur, détection par laser, détection par fibre optique. Ils sont financièrement accessibles aux petites structures comme aux grandes.
Le laser et la détection pour le contrôle d’accès seront à la base des nouveautés que le constructeur présentera au salon Expoprotection. Ils seront accompagnés par une technologie connexe : les projecteurs de lumière blanche que Raytech, une société rachetée voici trois ans, a conçus pour fournir de la visibilité nocturne aux caméras extérieures de vidéosurveillance. Sensible à la demande du marché qui pousse à l’interfaçage, Optex a aussi multiplié les partenariats avec les grands industriels mondiaux de la sécurité. Ses produits, qui fonctionnent sous IP, sont désormais compatibles avec ceux d’Axis Communications ou d’Avigilon, lesquels conçoivent des caméras haut de gamme.

Partenariat avec les grandes marques. Poids lourd international de la protection périmétrique, le japonais Optex a multiplié les solutions pour couvrir la totalité des demandes du marché. Ses produits se déclinent sur toutes les technologies de la détection : détecteur infrarouge extérieur, détection par laser, détection par fibre optique. Ils sont financièrement accessibles aux petites structures comme aux grandes. Le laser et la détection pour le contrôle d’accès seront à la base des nouveautés que le constructeur présentera au Salon Expo-Protection. Ils seront accompagnés par une technologie connexe : les projecteurs de lumière blanche que Raytech, une société rachetée voici trois ans, a conçus pour fournir de la visibilité nocturne aux caméras de vidéosurveillance extérieure. Sensible à la demande du marché qui pousse à l’interfaçage, Optex a aussi multiplié les partenariats avec les grands industriels mondiaux de la sécurité. Ses produits, qui fonctionnent sous IP, sont désormais compatibles avec ceux d’Axis Security ou d’Avigilon, lesquels conçoivent des caméras haut de gamme.La protection périmétrique s’individualise. A l’ouverture des frontières européennes et à l’augmentation des conflits dans le monde, de plus en plus d’entreprises et de particuliers réagissent en s’entourant de systèmes de sécurité. Le marché de la protection périmétrique progresse donc : « Le marché est en légère augmentation à cause des événements inquiétants qui se multiplient sur le globe, confirme Eric Ruschena, Responsable Projet Export chez Sorhéa. Les sites à risques augmentent leur sécurité contre le terrorisme et les entreprises qui possèdent des matières premières, comme le cuivre, doivent protéger leurs biens contre le vol. Les riches particuliers qui habitent la Côte d’Azur ou la Suisse, eux, s’équipent en protection périmétrique par crainte du vol, du kidnapping et des paparazzi ». Les besoins et les budgets variant avec la clientèle, Sorhéa a développé sept technologies de détection durant ses vingt-cinq années d’existence : la barrière infrarouge, le câble de détection de chocs sur les clôtures, le détecteur double technologie, la barrière hyperfréquence, le détecteur thermique, le laser télémétrique et le câble de détection enterré. Ses dernières recherches ont conduit le fabricant à développer des systèmes sans fil alimentés par panneaux solaires. C’est le cas de Solaris, une barrière infrarouge, et de G-Fence, un système de détection des chocs et des mouvements qui s’installe sur des clôtures existantes. Deux produits dont la nature environnementale sont des atouts sur le marché américain dans lequel Sorhéa s’est engagé en février dernier. Au salon Expo-Protection 2014 aussi, Solaris et G-Fence auront la vedette, en même temps que la caméra thermique SORH10IP.Des technologies reliées par des superviseurs. Mais pour tous les acteurs du secteur, l’heure est au rapprochement des technologies au travers des concentrateurs et des logiciels de supervision : « Aujourd’hui, nos applications sont systématiquement intégrées à la vidéosurveillance car celle-ci permet la « levée de doute », commente André Rouvière, rseponsable commercial chez Matech Sécurité. L’intégration s’effectue par échange de protocoles et l’intégrateur choisit un superviseur qui fait dialoguer les appareils. Cela facilite les échanges ».
Filiale du Groupe français A-A, Matech Sécurité se dédie à la protection périmétrique depuis 10 ans, en étant distributeur exclusif d’Intrepid et des produits de Southwest Microwave. Elle intervient dans les secteurs militaire, nucléaire, chimique et pétrochimique en apportant un service complet de l’avant-vente jusqu’à l’après-vente. Lors d’Expoprotection 2014, outre des barrières hyperfréquence, infrarouge et des détecteurs de mouvement, la société présentera la seconde version de sa solution de détection des intrus marchant, courant ou rampant par câbles enterrés, Intrepid Microtrack, ainsi que la détection sur clôture Intrepid Micropoint.

Protéger la protection. La question se pose d’un piratage informatique potentiel par Internet de la protection périmétrique d’un lieu. Marketing Manager de Prysm Software, Liam Heatley reconnaît : « En informatique, tout est piratable. Or on peut faire gérer à un concentrateur PSIM comme notre produit AppVision aussi bien la domotique d’une maison, les connexions Internet et la programmation de la télévision que la protection périmétrique. Nous recommandons donc que, sauf cas exceptionnel, le PSIM ne soit jamais connecté à un réseau ouvert. Il ne doit fonctionner qu’en circuit fermé. Ou alors, il faut mettre en place des sauvegardes et des protections. »
Directeur commercial et marketing de Brain Networks, société conseil spécialisée dans la protection périmétrique des activités informatiques des sociétés, Jonathan Josso recommande les techniques éprouvées : « Il faut protéger le réseau en périphérie en installant des pare-feu et en contrôlant les accès à distance. Il faut aussi filtrer le Web et inclure des relais de messagerie contenant des antivirus. Enfin, il faut protéger les flux vidéo pour éviter les intrusions sur le serveur vidéo via le Web. ». Bref, tout un programme !
Les industriels de la protection périmétrique sont conscients du danger mais ils s’en remettent aux intégrateurs pour résoudre le problème. Car eux seuls ont l’indispensable maîtrise globale du projet : « La supervision du système global étant accessible à distance, je recommande cependant que le réseau de sécurité soit différent du réseau de l’entreprise, conseille André Rouvière. Dans ce cas, le pirate devrait d’abord s’introduire dans l’entreprise pour récupérer un point d’accès et une adresse IP avant de pirater le système. Normalement, la protection périmétrique est là pour l’en empêcher ». 

Michel Grinand

Bolloré Protection préfère la dissuasion 

Critique vis-à-vis des technologies immatérielles, Bolloré Protection ne s’interdit cependant pas de participer à des solutions de supervision informatisées. Mais il fête ses 40 ans d’existence avec un produit dans lequel la mécanique a la meilleure part : « Gard’Active est une solution mécanique de détection des tentatives de franchissement ou d’ouverture forcée des clôtures de sécurité, rapporte Frédéric Bolloré, directeur général de Bolloré Protection. De ce fait, elle est insensible aux perturbations électroniques ». Le fabricant s’est fait une spécialité de protections électriques et répulsives et il s’en félicite: « Les clients trouvent que les technologies immatérielles comme les barrières infrarouges ne sont pas suffisantes, notamment en matière de dissuasion. Ils reviennent volontiers aux technologies répulsives qui assurent une sûreté optimale. L’avenir de la clôture électrique est donc au beau fixe ». Il faut dire qu’à la recherche de l’efficacité, Bolloré Protection ajoute celle de l’originalité, du design et de la discrétion des appareillages de sécurité. De quoi séduire de nombreux clients.

MG

Le marché très particulier de la Côte d’Azur 

De par leur population fortunée, la Suisse et la Côte d’Azur constituent un vrai marché de niche. Les particuliers forment près de 80% des clients des installateurs. Mais alors que, dans l’industrie, la protection périmétrique protège les bâtiments déserts, les particuliers veulent être protégés lorsqu’ils sont présents à leur domicile : « Les habitations sont cambriolées pendant que les propriétaires déjeunent sur leur terrasse ou au bord de leur piscine, explique Patrick Boiché, dirigeant de GAS Sécurité. Les personnalités craignent aussi d’être photographiées par des Paparazzi. Nos clients veulent donc être avertis de toute intrusion. »
Pour ces clients, Patrick Boiché utilise des détecteurs volumétriques infrarouges : « D’une portée de 10 à 12 mètres, ils couvrent un angle de 45° à 60°, explique-t-il. En les plaçant sur les principaux passages, ils alertent les habitants lorsque quelqu’un rôde devant leur maison ou leur garage et ne se déclenchent pas pour de petits animaux. De plus, ces systèmes sont moins chers que l’hyperfréquence et ont une durée de vie plus longue que les barrières infrarouges. ». Patrick Boiché n’a pas de préférence pour les marques, mais il attend toujours 6 à 7 mois avant de se fournir. Ce laps de temps lui paraît nécessaire pour s’assurer des performances de la nouvelle technologie.

MG


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