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Risques industriels et environnementaux

Initial recycle ses vêtements usés et lance une nouvelle collection

La valorisation des textiles arrivés en fin de vie est en marche chez ce loueur de vêtements professionnels qui compte une vingtaine de sites en France. Parmi lesquels celui de Dammarie-Les-Lys qu'Infoprotection.fr a visité. L’occasion de découvrir sa nouvelle collection de vêtements de travail.

 

Thierry Marin et Marion Jousset nous montre un poste de travail

Thierry Marin et Marion Jousset au poste de travail dédié à la pose d’étiquettes RFID. © D.R.

565 tonnes, c’est le volume de blousons, pantalons, T-shirts et autres workwears arrivés en fin de vie que gère chaque année Initial, une entreprise spécialisée dans la location et l’entretien de vêtements et de linges professionnels. L’an dernier, elle a fait le choix de valoriser à l’échelle nationale ce gisement de textiles usés. 8 % d’entre eux, notamment les équipements de protection individuelle (EPI) comportant des bandes rétro-réfléchissantes vont être incinérés afin de produire de l’énergie et les 92 % restants, soit 500 tonnes environ seront transformés en plaques de feutres d’isolant dédiés à l’automobile et au bâtiment grâce à son partenariat avec Minot recyclage Textiles, une société installée à Reims (Marne). « Cela fait 15 ans qu’Initial collabore avec cet industriel mais c’est la première fois que nous déployons cette démarche à l’échelle nationale », rapporte Thierry Marin, responsable de production d’un des 25 sites d’Initial.

Une vingtaine de sites traitent d’EPI

Au plan national, cette filiale de Rentokil, un groupe spécialisé dans les services aux entreprises, compte 88 600 clients pour lesquels elle gère près de 7 millions de vêtements de travail. A l’instar des 20 autres sites traitant des EPI, celui de Dammarie-Les-Lys (Seine-et-Marne) s’est préparé l’an dernier à prendre part à la valorisation des textiles usagés. Ouvert depuis 1989, il compte 90 collaborateurs, dont 42 opérateurs à la production répartie en 2/7 et 30 conducteurs. Chaque jour, 22 tournées sont effectuées avec ses propres camions. L’objectif : collecter le linge sale et rapporter les affaires propres aux clients. Lesquels rassemblent 3 500 entreprises et collectivités. « Nous traitons chaque année 2 800 tonnes de vêtements et linges plats, soit un équivalent journalier de 12 000 vêtements et 1 200 tapis par jour », décrit Thierry Marin, le responsable production de Dammarie-Les-Lys.

Process industriel et étiquette RFID

Pour tenir la cadence, l’atelier est équipé d’un convoyeur, d’un tunnel de lavage, d’un tunnel de finition, d’un robot de repassage et de plieuses automatiques. De quoi soulager les opératrices que l’on voit juchées sur des estrades à hauteur réglable qui leur permet de contrôler chaque article avant l’expédition chez le client. Pour s’assurer de l’efficacité du processus de lavage, des blouses blanches sont prélevées chaque jour et passées au contrôle d’un spectromètre afin de voir si la blancheur correspond au standard du site. Une fois contrôlé, l’échantillon est remis dans le processus sans crainte qu’il ne s’égare dans l’atelier sachant que chaque vêtement dispose d’une technologie de traçabilité. « Cette étiquette de traçabilité assure à nos clients que chaque vêtement qui nous est remis leur sera retourné, ce qui limite les risques de perte tout en améliorant notre service », explique Thierry Marin en faisant découvrir à Infoprotection.fr l’espace où sont traités, depuis la fin de l’année dernière, les flux destinés aux sites de production de Minot Recyclage. Un tri est effectué afin de séparer les vêtements blancs et ceux comportant des bandes réfléchissantes ou des articles de couleurs qui sont stockés dans des bacs dédiés. « Une fois remplis, ces derniers sont mis sur palette à la disposition de la navette interne qui collecte les vêtements pour les expédier à l’effilocheur. »

Nouvelle collection de vêtements de travail

La nouvelle collection de vêtements

Initial lance sa nouvelle collection de vêtements professionnels à la fois stylés et confortables. © Initial

Le site comporte aussi un espace où sont présentés les nouveaux modèles créés à Strasbourg par le bureau de design d’Initial. En cette journée de janvier, nous découvrons ainsi « Streetwear », sa nouvelle collection de vêtements de travail lancée depuis le début de l’année. Inspirée du prêt-à-porter et du sportswear, celle-ci comporte 17 modèles qui se déclinent en blousons, pantalons, gilets Bodywarmer, etc. Proposés en deux coloris, gris foncé ou bleu marine et surmontés de bandes rétro-réfléchissantes, ces vêtements de travail se caractérisent par leur coupe ajustée.
« Cette nouvelle collection va aussi bien aux hommes qu’aux femmes », commente Marion Jousset, chef des marchés textiles Industrie et EPI chez Rentokil Initial. Plus de 50 personnes dont certaines travaillant à la maintenance ont déjà testés ces vêtements et en ont approuvé le confort délivré notamment par un jeu d’empiècement stretch au niveau des omoplates pour le blouson ou à l’entrejambe du pantalon. Elles évitent aux porteurs d’être engoncés et diminuent ainsi le risque de TMS. Avec cette nouvelle collection, Initial s’adresse aux métiers qui ont besoin de confort et de praticité, notamment les garagistes, les professionnels du transport et de la logistique, les petits artisans de la construction et de l’industrie.

Eliane Kan

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