Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Risques industriels et environnementaux

Deux décisions ministérielles pour lutter contre l’érosion du littoral et la submersion marine

En déplacement aujourd’hui à Cayeux-sur-Mer (Somme), les ministres de l’Environnement et de la Mer annoncent leur volonté de créer une cartographie des risques. Et de favoriser une gestion intégrée des risques littoraux.

En France, près d’un quart du littoral recule du fait de l’érosion côtière. Ce phénomène naturel peut être aggravé par les activités humaines et par les effets du changement climatique, notamment les tempêtes. Il peut aussi avoir un impact important sur la sécurité des personnes et des biens. Par ailleurs, les événements climatiques exceptionnels, associés à des coefficients de marée importants, peuvent entraîner l’inondation du littoral par submersion marine. En déplacement ce jour à Cayeux-sur-Mer dans la Somme, Philippe Martin, ministre de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie, et Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, annoncent deux mesures pour mieux adapter l’action de l’État.

Cartographie. La première porte, d’ici la fin de l’année, sur une méthode pour construire des indicateurs nationaux homogènes afin d’identifier les secteurs où l’érosion est forte. L’idée consiste à identifier et hiérarchiser l’engagement des finances publiques en matière de travaux et d’aménagements côtiers. De cette méthode découlera une première cartographie à l’échelle nationale de l’aléa d’érosion côtière qui aidera à mieux comprendre les aléas et du fonctionnement des écosystèmes côtiers dans leur état actuel, avec une prévision de leur évolution à 10, 40 et 90 ans.

Gestion intégrée des risques. La seconde décision concerne la cohérence et la coordination dans la prévention de l’érosion et de la submersion marine. Pour cela, un programme particulier dédié au littoral va proposer une gestion intégrée des risques littoraux. Dans cette logique, des lignes d’actions ont été identifiées. Parmi les mesures phases, citons la planification concertée de la relocalisation – à long terme – des activités et des biens exposés aux risques littoraux, en fonction des enjeux et de l’importance de l’érosion. Ensuite, il s’agit de restaurer le fonctionnement des écosystèmes littoraux (zones humides, cordons dunaires, mangroves, récifs coralliens…) pour leur rôle en faveur de la protection du littoral car ils constituent des espaces de dissipation de l’énergie de la mer et contribuent à limiter l’impact de l’érosion côtière sur les activités et les biens.

Erick Haehnsen

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