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Dassault Systemes simule comment un éternuement propage le coronavirus

Grâce à son simulateur de dynamique des fluides, le groupe mesure la trajectoire des micro particules de mucus. Et les résultats ne sont pas jolis à voir : ils démontrent que les agents pathogènes traversent les masques. Et même les visières.

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A un mètre de distance, le logiciel montre que les particules n’atteignent pas le masque. © Dassault Systemes

Lorsqu’une personne éternue, une véritable bourrasque de miasmes s’abat à moins d’un mètre tout autour d’elle. En témoigne une vidéo mise au point par Dassault Systèmes qui simule la propagation d’agents pathogènes lors d’un éternuement. Grâce à son 3DExperience Lab, le groupe a mis à profit ses connaissances dans la dynamique des fluides. Objectif : tester l’efficacité des équipements de protection individuelle (EPI) contre le Covid-19. Et si besoin, d’en améliorer la conception. 

Un vecteur de contamination 

C’est bien connu, les éternuements constituent un vecteur important de propagation d’agents pathogènes comme le coronavirus. À l’œil nu, ces soubresauts nasaux ne semblent pas si dangereux. Pour peu qu’on se cache dans un mouchoir. Reste qu’en réalité, leur déploiement s’avère bien plus important qu’on ne le penserait. 

Un laboratoire collaboratif

À l’instar de nombreux groupes engagés contre la pandémie, le numéro un des logiciels de CAO (*) a créé un laboratoire d’initiatives collaboratives. Les chercheurs de ce 3DExperience Lab ont décidé d’exploiter Simulia PowerFlow, la technologie de simulation 3D de mécanique des fluides de Dassault Systèmes.

Des applications dans l’aéronautique

À l’origine cette technologie a été conçue pour simuler la dynamique des fluides et des flux d’air. Par exemple pour des applications dans les industries aéronautiques et automobiles. 

Mesurer la trajectoire des particules

Parmi les effets mesurés à partir d’un éternuement, le lab a retenu la vitesse de projection des gaz selon la durée de leur expulsion. Ainsi que la taille et la distribution des microgouttelettes. Sur la vidéo présentée sur Twitter, l’on peut donc assister à la trajectoire des différentes particules de mucus.

La visière, une protection pas si infaillible

Résultat à moins de 50 cm, pour un masque, la protection s’avère quasiment inutile. Quant à la visière, si la plupart des particules semblent bien repoussées par la paroi de plastique. Certaines micro-particules parviennent malgré tout à traverser le bouclier et atteindre l’individu. En revanche, à une distance d’un mètre, les risques s’amenuisent définitivement.

Ségolène Kahn

(*) Conception assistée par ordinateur

1 commentaire

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  1. Pascal Baudin

    - il y a 5 moiss

    Bonjour,
    je pense que si nous devions tous porter un masque, il faudrait faire un test avec les 2 personnes avec un masque, celle qui éternue et l’autre en face.

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