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Covireivac recrute 25 000 volontaires pour tester trois vaccins contre la Covid-19

Mise au point par l’Inserm, cette plateforme va démarrer les essais cliniques. Trois vaccins seront testés, concernant les laboratoires Astra Zeneca, Janssen et Moderna. Outre les personnes âgées, les personnels soignants et ceux des Ehpad devraient figurer parmi les premiers bénéficiaires.

Les personnels soignants et ceux des Ehpad vont se sentir soulagés. En effet, la France passe à l’évaluation des candidats pour tester les vaccins contre Covid-19 via la plateforme Covireivac de l’Inserm (1). Et ce, à la demande du ministère des Solidarités et de la Santé et du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Dès le mois de décembre, trois essais cliniques vaccinaux vont démarrer, sous réserve de l’accord des autorités réglementaires. Ces essais portent sur les vaccins des industriels Astra Zeneca, Janssen et Moderna. Lesquels ont été sélectionnés par l’Inserm après l’avis du Comité scientifique vaccins Covid-19.

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L’Inserm démarre les essais cliniques de trois vaccins. Pour les réaliser, l’institut recrute 25 000 volontaires sur sa plateforme Covireivac. © Antoine Dvinpo / Inserm

25.000 volontaires

Coup d’envoi pour l’appel à participation sur la plateforme Covireivac. Il s’agit de recruter 25.000 volontaires afin de mener les premiers essais cliniques. Pilotée par l’Inserm, Covireivac rassemble 24 centres d’investigation clinique au sein de différents CHU partout en France. Cette opération s’effectue en lien avec le Collège national des généralistes enseignants.

Trois vaccins en lice

« Les annonces de plusieurs laboratoires pharmaceutiques ces dernières semaines suscitent les espoirs quant à la possibilité de développer et de commercialiser rapidement un vaccin efficace contre la Covid-19. Or il est indispensable de développer plusieurs vaccins et de compléter la collecte de données. Y compris sur ceux ayant des résultats préliminaires prometteurs », précise l’Inserm dans un communiqué.

Des enjeux sur la durée immunitaire

À travers ce communiqué, l’organisme tient à rappeler que tout n’est pas gagné. Ainsi émet-il quelques réserves, notamment en ce qui concerne leur efficacité à long terme.  « Même si des vaccins sont autorisés dans les prochains mois, il est impératif de poursuivre les essais afin d’approfondir les connaissances scientifiques. Notamment sur la durée de la protection et la qualité de la réponse immunitaire. »

Des essais cliniques à plus long terme

De fait, l’institut rappelle que, même après avoir défini la stratégie vaccinale en France, des essais cliniques se poursuivront via Covireivac. Il s’agira d’explorer d’autres interrogations. « Afin de répondre au besoin mondial et aux différentes populations, il est impératif de développer plusieurs vaccins. La poursuite des travaux de recherches permet aussi d’élaborer des produits avec des efficacités complémentaires, plus faciles à administrer et moins chers à produire. »

Faudra-t-il faire des rappels ? 

Sur le plan scientifique, d’autres questions restent en suspens. Outre la durée de l’immunité, les chercheurs devront déterminer s’il faudra effectuer des rappels. Ou encore si les vaccins conviendront à toutes les populations. Notamment les personnes âgées, les plus jeunes, et les femmes enceintes.

Améliorer la stratégie vaccinale

« Ces données scientifiques complémentaires permettront d’affiner la stratégie vaccinale qui sera mise en place sur notre territoire, indique l’Inserm. Le démarrage de trois essais vaccinaux en France grâce à la plateforme Covireivac n’est donc qu’une partie d’un processus de recherche international sans précédent. Selon l’avancée des connaissances sur le SARS-CoV-2 et la disponibilité des vaccins, les protocoles de recherche pourront être adaptés en fonction de l’évolution de la situation sanitaire, toujours dans une logique de protection des volontaires, de rigueur scientifique et de transparence ».

Ségolène Kahn

(1) Institut national de la santé et de la recherche médicale

 

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