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Bilan des grandes catastrophes naturelles en France depuis 20 ans

Selon le bilan d’Ubyrisk, la France et les DOM recensent depuis 2001 près de 2 000 catastrophes naturelles dont les plus fréquentes trouvent leur cause dans les phénomènes météorologiques.

Depuis le 1er janvier 2001, la France et les DOM ont subi 1 964 catastrophes naturelles, causant la mort de 30 824 personnes et coûtant près de 49 milliards d’euros de dommages. Tels sont les chiffres qui ressortent du dernier bilan des catastrophes naturelles survenues en France entre 2001 et 2020. Réalisée par le cabinet Ubyrisk Consultants à l’occasion de ses 20 ans d’existence, cette enquête s’appuie sur les événements référencés dans la base de données « BD CATNAT  ». 

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Répartition moyenne des événements naturels dommageables en France.
© Ubyrisk

Une hausse des événements

Ce n’est pas une surprise, avec le réchauffement climatique, les catastrophes naturelles sont en augmentation et s’aggravent. Ainsi le rapport note-t-il une augmentation de 3,8 % de la fréquence de ces événements au nombre de 1964 depuis 2001. Soit une moyenne 98 par an. Avec un pic durant l’année 2003 qui recense 132 catastrophes naturelles.  

Des causes météorologiques

Plus précisément, le rapport dévoile que 49,7 % de ces événements trouvent leur cause dans les aléas météorologiques qui déclenchent tempêtes, cyclones, intempéries, tornades orages, grêle et neige. Tandis que 30,2 % sont d’ordre climatique avec des incendies de forêt, la sécheresse, la canicule ou les vagues de froid. Enfin, 13,7 % sont d’origine hydrologique c’est-à-dire qu’ils provoquent des inondations. Et seulement 6,3 % sont dus à des causes géologiques (séismes, éruptions, mouvements de terrain…).

Un pic en été et en hiver

En règle générale, le rapport estime qu’il existe deux pics d’événements durant l’année. Le plus grave, en été, représente à lui seul plus du quart des incidents. Ce pic estival se traduit par des incendies de forêt et des orages, des phénomènes parmi les plus fréquents selon l’étude. Quant au pic hivernal qui se concentre sur les mois de janvier et de février, il représente 18 % des événements et déclenche principalement des inondations et des avalanches 

Le sud, zone la plus touchée

Quant à la répartition spatiale des catastrophes naturelles, le rapport observe une forte concentration dans le tiers sud du pays de l’ordre de 58 % entre l’embouchure de la Garonne et le sud de l’agglomération lyonnaise. Quoi qu’il en soit, en termes de gravité, 90 % des événements recensés relèvent des trois échelons inférieurs de gravité, c’est-à-dire causant moins de 5 victimes. Sur une échelle de 7 au niveau mondial. Ce qui signifie qu’en France, les catastrophes naturelles ne sont, malgré les pertes humaines qui sont déplorées, pas aussi graves que dans d’autres pays. 

Les canicules, incidents les plus meurtriers

En termes de bilan humain, entre 2001 et 2020, les catastrophes naturelles ont fait 30 824 victimes. Un chiffre élevé dû, selon Ubyrisk à la canicule de l’été 2003 qui a causé 19 490 victimes soit 63,2 % du total. Ainsi, selon le rapport, les canicules déclenchent-elles les incidents naturels de très loin les plus meurtriers avec 96 % des victimes. Viennent ensuite les avalanches qui ont provoqué la mort de 376 personnes soit 1,2%, les inondations (262 morts soit 0,8%), les tempêtes (175 décès soit 0,5%) ainsi que les vagues de froid (106 victimes soit 0,3%). 

49 milliards d’euros 

En termes économiques, le coût total des dommages liés aux catastrophes naturelles s’élève, selon Ubyrisk, à au moins 49 milliards d’euros. Avec en moyenne, un coût annuel de 2,4 milliards d’euros. Le risque le plus onéreux revenant les inondations (22 % des coûts), suivi par les tempêtes (21 %) et les mouvements de terrain (11 %). Quant aux canicules et autres cyclones tropicaux, ils représentent chacun 9 % des coûts. 

Ségolène Kahn

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