Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Santé et qualité de vie au travail

Y et Himico, deux exosquelettes pour aider au port de charge et à la marche

Imaginés par Atoun, une filiale de Panasonic, ces exosquelettes ont été conçus pour réduire les risques de troubles musculosquelettiques (TMS) des employés soumis à des manipulations de charges lourdes ou à de longues marches.

Autrefois, les exosquelettes ressemblaient à des structures en aluminium particulièrement complexes à enfiler, donnant une démarche de robot à ceux qui les portait ! Aujourd’hui, ces appareils qui accompagnent les mouvements de l’utilisateur tout en respectant son ergonomie évoluent pour gagner en facilité de manipulation. En témoigne le groupe japonais Panasonic dont la filiale Atoun vient de dévoiler deux nouveaux modèles d’exosquelettes en fibre de carbone à l’occasion du Consumer Electronic Show (CES) qui s’est déroulé à Las vegas du 8 au 11 janvier derniers. Leur particularité ? Une armature légère (4,5 kg), facile à enfiler et au design soigné.

10 kg de charges
Présenté pour la première fois en juin 2018 et destiné à soutenir le port de charges lourdes jusqu’à 10 kg, le modèle Y doit son nom à sa forme en Y renversé. Cet exosquelette s’attelle à la manière d’un sac à dos de randonnée, au niveau de la poitrine et des cuisses. Côté fonctionnement, grâce à deux moteurs électriques à commandes indépendantes, l’appareil fournit trois modes qui se relaient automatiquement selon les situations.

Soulever, marcher et déposer
Lorsque l’utilisateur doit soulever un carton, l’exosquelette passe en mode assistance, afin de soutenir le porteur dans son mouvement. Il active ensuite le mode marche lorsque l’utilisateur se déplace, l’article en main. Les moteurs s’éteignent alors, de sorte à économiser la batterie de l’appareil (4 heures d’autonomie) et sa durée de vie. Enfin, pour déposer l’objet, la structure commute en mode frein, en soutenant la taille de l’utilisateur pendant que ce dernier se penche en avant. De quoi intéresser les opérateurs sur les sites logistiques, les artisans sur les chantiers ou même les aide-soignants dans les maisons de retraite.

Soutenir dans l’effort de marche
Le modèle Himico, quant à lui, a été imaginé pour les employés devant marcher sur de longues distances. C’est le cas, par exemple, des cantonniers assurant la maintenance des voies de chemin de fer, des opérateurs en charge de l’entretien des canalisations ou encore des secouristes en montagne. Toujours à l’état de prototype, Himico devrait prochainement entrer en phase de tests. Il s’agit ainsi de l’utilisateur durant son effort de marche, en augmentant sa puissance de 19% en côte, de 17,8% en montée d’escaliers et de 30,7% en traversée de terrains accidentés. Pour ce faire, il est doté d’un microprocesseur qui adapte ses performances à chaque utilisateur, en tenant compte des différentes postures.

Ségolène Kahn

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