Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Santé et qualité de vie au travail

Alerte à la canicule sur les chantiers !

En première ligne, les artisans du BTP vont souffrir de la chaleur cette semaine. Du coup, le gouvernement vient de publier une série de recommandations pour éviter les accidents.

Alors qu’une semaine de canicule s’apprête à déferler sur l’Hexagone, le secteur du BTP se prépare à encaisser le coup. Efforts physiques soutenus, port de charges lourdes, travaux en hauteur et surtout en extérieur, sur le chantier, la chaleur est bien plus difficile à gérer que dans un bureau climatisé. Face au risque élevé d’insolation, de déshydratation et de malaise auxquels vont être exposés les artisans, le gouvernement et la Fédération française du bâtiment (FFB) exhortent les entreprises du bâtiment à la vigilance.

Des températures supérieures à 40°C
C’est un véritable scénario catastrophe qui s’annonce. Avec des températures au-dessus de 40°C le jour et de 25°C la nuit, une vague de chaleur « remarquablement intense et précoce », selon Météo France, va s’abattre sur la France à partir de ce lundi 24 juin et durer jusqu’au samedi 29 juin. Au vu du risque élevé non seulement pour les artisans du BTP mais aussi pour les jardiniers, ouvriers agricoles, employés d’entretien et de maintenance du bâtiment, charpentiers… qui travaillent en extérieur, le gouvernement vient de publier une série de recommandations pour aider les entreprises à mettre en place un plan d’action de prévention basé sur le « risque fortes chaleurs ». Pour Julien Denormandie, ministre de la Ville et du Logement, et Jacques Chanut, le président de la Fédération française du bâtiment (FFB), il s’agit de « s’assurer que les salariés [du secteur de la construction] puissent bénéficier de mesures adaptées de la part de leurs entreprises »

Adapter les horaires 

Tout d’abord, « une des premières mesures de sécurité consiste à évaluer la situation et s’informer des conditions météorologiques et des bulletins d’alerte », estiment Julien Denormandie et Jacques Chanut. De quoi permettre aux employeurs de mettre en place un décalage des horaires pour que les tâches les plus pénibles soient réalisées aux heures les moins chaudes. Bien sûr, mieux vaut également organiser le travail selon les zones du chantier ombragées et déplacer les équipes lorsque le soleil les gagne.

Des équipements adaptés

Autre obligation cruciale, la mise à disposition de trois litres d’eau fraîche par employé et par jour ainsi que des abris ou aménagements adaptés aux conditions météorologiques. Enfin, il est recommandé de fournir des équipements de protection adaptés avec par exemple des lunettes de soleil, un casque, ou encore des vêtements anti-UV bien couvrants pour éviter les coups de soleil.

Ségolène Kahn

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