Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Sûreté et sécurité

Waryme renforce la sécurité des personnes dans les établissements ouverts au public

La startup créée cette année a lancé une application mobile de sécurité et d’alerte. En cas d'attaque ou de menace, les personnes l'ayant téléchargée peuvent discrètement prévenir l'équipe de sécurité qui pourra alors les géolocaliser. Dans la foulée, tous les autres utilisateurs de l'application seront prévenus et recevront des consignes de sécurité.

En cas d’alerte ou d’agression dans une école, un campus universitaire ou un centre commercial, comment les utilisateurs peuvent-ils prévenir l’équipe de sécurité ? La réponse est apportée par l’application Waryme. Téléchargeable sur smartphone, celle-ci permet de déclencher des secours selon différents modes. Par exemple, il suffit d’activer un bracelet dédié ou d’appuyer 4 fois sur un des boutons de l’appareil ou encore tapoter 3 fois le dos du smartphone. L’alerte sera alors discrètement transmise aux membres de l’équipe qui pourront, depuis leur application, faire la levée de doute puis envoyer si nécessaire aux autres utilisateurs les consignes prévues par le plan de crise. Mais aussi géolocaliser la victime avec une précision allant d’une dizaine de mètres à quelques mètres grâce à des balises Beacons pour remplacer le GPS à l’intérieur des bâtiments. « Si la personne en danger peut s’exprimer, ils pourront aussi entendre ses propos qui seront aussi automatiquement envoyés à un serveur où ils pourront être réécoutés à tout moment », indique Boris Berger, le président de la start-up Waryme qu’il a cofondée en mai dernier avec son directeur général Philippe Lima, également ingénieur de formation.

Application testée dans un campus
La startup installée à Cesson-Sévigné (Ille-et-Vilaine) teste ce dispositif d’alerte avec des techniciens d’Eneidis mais aussi avec du personnel de l’Agrocampus Ouest. Déployée depuis l’été dernier sur une dizaine de portables, cette expérimentation durera 18 mois. Durant cette période, l’application sera progressivement déployée sur quelques 150 à 200 appareils. De quoi vérifier la capacité de cette solution à accompagner le Plan particulier de mise en sûreté (PPMS) de l’établissement sur les risques majeurs qui est, rappelons-le, obligatoire dans les établissements scolaires. Au plan technique, le service Waryme est simple à configurer. Depuis la console web d’administration, l’administrateur active les utilisateurs, définit les groupes, configure les zones de protection et définit les règles de sécurité. Ensuite, il suffit de télécharger l’application sur les smartphones. L’équipe de Waryme qui comptera bientôt 5 personnes phosphore actuellement sur la prochaine version qui saura détecter automatiquement si la personne crie, court, fait une chute et reste immobile. « Dans ce cas, une alarme sera automatiquement envoyée au service de sécurité. Ce système est aussi testé avec des techniciens d’Enedis », indique Boris Berger qui prévoit de lancer cette version courant du premier trimestre 2018.

Eliane Kan

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