Gérer les risques
Aujourd'hui et demain

Sûreté et sécurité

Une barrière urbaine pour se protéger des voitures-bélier ou des projectiles de fusils d'assaut

Destinée à protéger les zones sensibles, cette barrière se présente sous la forme d'une jardinière en plastique que l'on remplit d'eau ou de sable. Ce qui lui permet de résister aux assauts de véhicules et de faire rempart aux projectiles.

Nice, Londres, Barcelone et New York, ces quatre villes ont en commun d’avoir subi des attaques terroristes à la voiture bélier. Un risque que les élus municipaux veulent écarter. En réponse à leurs inquiétudes, les fabricants rivalisent d’imagination avec des bornes qui se positionnent à l’entrée des zones à protéger.
Parmi les solutions disponibles, celles du francilien HTDS sont conçues pour arrêter un camion-bélier de 7,5 tonnes lancé à 48km/heure, selon la certification IWA14-1. Idem pour les bornes escamotables d’Urbaco, une entreprise basée à Entraigues sur la Sorgue (Vaucluse). Les produits de ce fabricant protègent une dizaines de centre-villes en France dont ceux de Nice, Cannes, Antibes ou encore Aix-en-Provence.
Citons enfin Asap France, une jeune entreprise basée à Ploemeur (Morbihan) qui propose sa barrière urbaine « Anti-Terro ». Cette dernière a pour originalité de se fondre discrètement dans le paysage urbain. Elle se présente en effet sous la forme d’une grande jardinière en plastique de couleur beige, gris ou noir. Aisément empilable à la main, cette barrière anti terroriste est fabriquée par ICM Industrie. Cette entreprise de plasturgie installée à Chassieu (Rhône) est spécialisée dans la fabrication de pièces sur mesures destinées notamment à l’aéronautique.

Résistance au fusil d’assaut
Une fois positionnée à l’entrée des lieux à protéger, cette jardinière conçue en polyéthylène alvéolé se remplit d’eau ou de sable. Dès lors, leur poids passe de 145 kg à près de 3 tonnes pour le modèle le plus grand et de 91 kilos à 1,5 tonne pour le plus petit. De quoi résister aux chocs d’une voiture-bélier, supporter certaines charges explosives, et piéger des projectiles de fusil d’assaut AK 47. Montée sur des pieds anti-dérapants, elle peut intégrer une herse escamotable pour interdire le passage des deux roues entre deux barrières. Pour les déplacer, il suffit de les placer sur un kit sur roulettes escamotables, un chariot élévateur ou un transpalette.
« Notre barrière est garantie dix ans, elle ne nécessite aucun entretien, ni maintenance ou révision », indique Xavier Antonini, un ancien membre des forces spéciales qui a créé Asap France fin 2015. Depuis, son entreprise a vendu ses premières barrières. Entre autres, à la mairie de Salon de Provence (Bouches-du-Rhône) et à une agence gouvernementale basée à Lyon.

Eliane Kan

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