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Stress lié au travail | Les femmes plus touchées que les hommes

Ce rapport d’Eurofound aborde le phénomène du stress lié au travail. Il examine les facteurs de risque les plus importants et vise à déterminer si ceux-ci sont liés aux exigences professionnelles ou à des aspects organisationnels...

Ce rapport d’Eurofound aborde le phénomène du stress lié au travail. Il examine les facteurs de risque les plus importants et vise à déterminer si ceux-ci sont liés aux exigences professionnelles ou à des aspects organisationnels. Il étudie également les conséquences potentielles du stress d’un point de vue individuel, organisationnel et sociétal. Le stress lié au travail a été identifié comme une cause importante d’absentéisme et est associé à des problèmes de santé comme les maladies cardiovasculaires, les troubles musculosquelettiques et les lésions dues à des gestes répétitifs.

Le rapport se penche aussi sur la façon dont ce phénomène a été abordé dans l’UE et examine les interventions mises au point pour prévenir et gérer le stress lié au travail. Il se base sur des contributions nationales des 27 États membres de l’UE et de la Norvège.

> Les tendances relatives à l’incidence du stress au travail varient généralement d’un pays à l’autre. Les données fournies par les contributions nationales prouvent une augmentation du stress au travail par exemple en Allemagne, au Danemark, en Estonie et en Irlande, une diminution en Finlande, en Suède, en Roumanie et en Norvège, et des niveaux plutôt stables en Belgique et au Royaume-Uni.

> En règle générale, il semblerait qu’au travail, l’incidence du stress soit plus importante sur les femmes que sur les hommes. En revanche, l’âge ne paraît pas clairement lié au stress, étant donné que des études menées dans différents pays présentent des observations contradictoires.

> Une étude danoise montre que les niveaux de stress sont inférieurs chez les personnes travaillant dans un domaine exigeant des compétences moins étendues, tandis que des études réalisées en République tchèque, en Pologne et en Espagne confirment que l’incidence du stress tend à s’accroître en fonction du niveau d’éducation.

> Les facteurs de risque les plus évidents sont liés aux exigences professionnelles quantitatives et qualitatives : la charge de travail, la quantité et l’intensité du travail, ainsi que les horaires contribuent au stress tout comme les exigences cognitives et émotionnelles. Par ailleurs, il semblerait qu’un faible niveau d’autonomie et de contrôle sur le travail, combiné à des niveaux d’exigence élevés, provoque du stress au travail. Le changement organisationnel est aussi reconnu comme un facteur de stress potentiel.
Par contre, une bonne communication et la participation des employés semblent avoir un effet rassurant, diminuant le stress lié à l’incertitude apparu lors des processus de restructuration et de réorganisation.

> Le rapport montre, en se basant sur une série d’études menées en Europe, que l’exposition au stress professionnel provoquerait, avec le temps, des problèmes de santé tels que des maladies cardiovasculaires, des troubles musculosquelettiques, une dépression mineure, de l’anxiété, des problèmes digestifs et des problèmes de santé mentale à long terme. L’absentéisme serait l’effet organisationnel le plus pertinent car il entraîne des coûts pour les employeurs : versement d’indemnités de maladie et recherche de remplaçants.

> Le rapport sur le stress lié au travail est disponible en ligne ici

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