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Souffrance au travail : il faut se méfier du syndrome de l’imposteur !

« Cette fois, j’ai réussi mais ça ne sera pas le cas la prochaine fois. » –  « Je ne mérite pas ce qui m’arrive. » – « Lorsque mes collègues découvriront qui je suis réellement, ils me tourneront le dos. » Certaines pensées négatives au travail sont susceptibles de couver un problème en réalité plus profond, celui du syndrome de l’imposteur. Pour Magalie Lochet Zajac, psychologue du travail pour la plateforme de téléconsultation psychologique Positive You, cette rentrée placée sous le signe de la reprise d’activité en présentiel est l’occasion de mettre en garde contre cette pathologie qui touche bien plus de salariés qu’on pourrait le croire.  

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Selon ce syndrome, l’imposteur développe une incapacité à s’attribuer sa propre réussite.
© Elisa Ventur / Unsplash

Une incapacité à reconnaître ses mérites

Selon cette psychologue, les personnes touchées par le syndrome de l’imposteur développent une incapacité à s’attribuer leur propre réussite. « Elles ont toujours une bonne explication, autre que leur implication et leur professionnalisme : la chance, un contexte favorable ou une bienveillance excessive de leur hiérarchie… »

L’impression de tromper son monde

A la source, ce syndrome provient d’un besoin de reconnaissance couplé à la peur de l’échec. « Toutes les personnes touchées ont l’impression de tromper leur entourage et ont peur d’être démasquées. Leur attitude est donc d’être dans une recherche constante de la perfection, sachant que tout succès leur générera encore plus d’angoisse », développe Magalie Lochet Zajac. Un véritable cercle vicieux qui peut donner lieu à des comportements excessifs comme le surinvestissement au travail ou à l’inverse la procrastination. Ces facteurs favorisent ainsi des situations de souffrance au travail conduisant au stress, au burn-out et à la dépression. 

Faire une thérapie

Pour y remédier, la première solution reste avant tout de se faire accompagner. « Seul un thérapeute pourra aider le patient à comprendre de quoi il a réellement peur, en travaillant sur son parcours de vie afin de déterminer à quel moment le syndrome de l’imposteur a commencé à se mettre en place », insiste la spécialiste. 

Retrouver l’estime de soi

Une fois l’analyse effectuée, il s’agira de définir comment corriger ce comportement en travaillant sur l’estime de soi. « Chaque fait marquant sera minutieusement décortiqué et analysé. Comment cette promotion a-t-elle été décrochée ? Par quels moyens ce diplôme a-t-il été obtenu ? La notion du regard de l’autre devra également être abordée car elle est souvent problématique », détaille Magalie Lochet Zajac. D’autant plus que les réseaux socio-professionnels comme LinkedIn sont susceptibles de générer des situations de doute de soi, de comparaison aux autres qui génère de la souffrance. 

Ségolène Kahn


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