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Risque incendie

Souchier-Boullet sécurise le Musée des Arts Déco contre le risque incendie

Ce spécialiste des solutions de désenfumage vient de réaliser la rénovation des menuiseries coupe-feu du prestigieux musée parisien. Une opération délicate tant au niveau de la mise en conformité que des contraintes techniques afin de respecter ce lieu historique et classé.

Le Musée des Arts Décoratifs de Paris (MAD) fait peau neuve. Situé rue de Rivoli, ce lieu mythique voué à la conservation des collections d’arts déco souffrait de la vétusté de ses portes, loin d’être aux normes, notamment face au risque incendie. C’est pourquoi cette institution a fait appel au spécialiste des solutions de désenfumage architectural et de compartimentage Souchier-Boullet, afin de rénover et mettre en conformité ses menuiseries coupe-feu. Parmi les principaux défis de cette rénovation, la pose d’une cloison coupe-feu vitrée de 35 m² à l’intérieur de la grande voûte architecturale. Et ce en prenant soin de ne pas abîmer les ornements et moulures qui font l’identité patrimoniale du MAD.

Augmenter le niveau de sécurité sans sacrifier l’esthétique du musée
« L’un des objectifs de cette rénovation est d’adapter notre bâtiment aux normes de sécurité pour l’accueil du public et la préservation des collections. Toute intervention doit être menée en préservant l’identité de ce lieu chargé d’histoire et nous devons répondre à de multiples contraintes techniques et esthétiques » explique Jérôme Banvillet, responsable du service travaux et moyens généraux du MAD.

Une cloison de 7 mètres de haut dans la grande nef
Côté sécurité incendie, le groupe a notamment été chargé de poser une cloison coupe-feu vitrée EMV E160 dans la grande galerie de la nef. Véritable défi technique et architectural, la pose et le cintrage de cette cloison haute de 7,34 m et large de 4,41 m a nécessité, au préalable, des études de structure poussées. Puis, il a fallu assembler la cloison au sol et hisser la menuiserie jusqu’à son futur emplacement au sein de l’architecture. Ce n’est qu’après que les vitrages ont été intégrés, avec l’aide de trois nacelles. L’intégration d’une porte pivotante et vitrée Neo, également capable de protéger contre le feu, est l’une des principales caractéristiques techniques de cette cloison coupe-feu. Quant à la structure, elle est constituée d’un acier recouvert d’un capotage en aluminium, ainsi que d’un vitrage de type Pyrostop épais de 23 mm capable de résister au flammes durant une heure.

Préserver les oeuvres tout en fluidifiant la circulation des visiteurs
Outre la mise en conformité avec les normes de sécurité incendie, le musée a dû faire face à un enjeu important : celui de la préservation des oeuvres. « Chaque porte d’accès aux galeries doit être maintenue fermée, afin de conserver une hygrométrie régulée et ainsi préserver durablement les œuvres exposées » détaille le responsable du musée. Or, les anciennes portes n’étaient pas en mesure de remplir cette tâche. Le musée les a donc troquées contre des portes vitrées battantes ou pivotantes Neo de Souchier-Boullet. Avec une capacité de protection contre le feu de 30 minutes, ces fermetures sont dotées d’un système de verrouillage automatique qui s’active durant les heures de fermeture, et se désactive à l’ouverture. Ce qui permet, d’une part, de faciliter l’accès et de fluidifier la circulation des visiteurs dans l’enceinte du musée, de l’autre de maintenir le degré d’hygrométrie des oeuvres.

Des portes aux multiples accessoires
Equipées de deux vantaux vitrés et sans traverse intermédiaire, ces portes bénéficient d’une structure en acier thermolaqué pour une meilleure résistance au flammes. En outre, de nombreux accessoires peuvent être ajoutés, tels que des pivots linteaux ou, au sol, des ferme-portes en applique ou encastrables, ainsi que des barres et des poignées. A cela s’ajoute la possibilité d’intégrer des systèmes de contrôle d’accès comme des serrures électriques, des ventouses magnétiques ou encore des dispositifs de motorisation à l’ouverture.

Ségolène Kahn

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