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Sûreté et sécurité

Singapour choisit SystemX pour modéliser et sécuriser ses futurs véhicules autonomes

L’île asiatique a confié le programme SmartMobility 2030 à l’Institut de recherche technologique SystemX. Ce programme, qui vise à tester et valider la sûreté des engins, rassemblera de nombreux acteurs tels que l’Université Technologique Nanyang, la SNCF ou encore Renault.

Avec ses 8 000 habitants par km², Singapour, la Cité-Etat du sud-est asiatique qui figure parmi les Smart Nations, doit affronter à la fois le vieillissement de sa population et la densification du trafic. Pour éviter que ses rues ne deviennent impraticables et irrespirables, les autorités en charge de la gestion de l’infrastructure routière (Land Transport Authority) ont lancé en 2014 le programme SmartMobility 2030. Dans ce cadre, l’Institut de recherche technologique SystemX vient de décrocher un projet ambitieux, qu’il nomme Automated Driving Simulation & Validation (ASV). Celui-ci vise à tester et garantir la fiabilité des véhicules autonomes qui circuleront dans le Singapour de demain. Une condition indispensable à la sécurité des habitants.

Une solution pour désengorger la mégalopole
« Les véhicules autonomes représentent le futur des transports publics. Ils seront une alternative efficace pour réaliser les trajets du premier et du dernier kilomètre, et viendront enrichir les offres de covoiturage et de transports multimodaux. », estime Pr. Subodh Mhaisalkar, vice-président associé en charge de la stratégie et des partenariats à la Nanyang Technological University et Directeur Exécutif à l’Energy Research Institute.

Des organismes de recherche prestigieux
Pour mener à bien ce projet, c’est l’Université technologique de Nanyang (NTU) qui a été choisie afin d’épauler l’institut français, et ce dans le cadre d’un Memorandum of Understanding (MoU) réalisé en mars 2017. Les chercheurs auront 48 mois pour travailler sur une plateforme de simulation numérique qui devra tester, analyser et valider la sûreté de fonctionnement des véhicules autonomes dans les rues, à travers différents cas d’usage (intersections, ronds-points, valet parking…). Ce qui pourrait amener à définir de futurs standards internationaux.

Déléguer un maximum de tests à la simulation numérique
« La simulation numérique permet de réduire le coût des tests physiques et d’adresser une combinaison de situations beaucoup plus larges qu’au réel, sans être contraint par la probabilité d’occurrence des événements, tels que les phénomènes météorologiques », explique Abdelkrim Doufene, responsable coordination du programme Transport Autonome de l’IRT SystemX.

La participation du Cetran
Pour la partie concrète, c’est le centre d’excellence singapourien Cetran, dédié à la recherche, l’expérimentation et la certification des véhicules autonomes, qui intervient. Il se chargera de mettre à disposition un circuit test sur un terrain d’1,8 hectare sur lequel seront réalisés les tests physiques : résistance des véhicules aux intempéries telles que les violentes pluies tropicales, au trafic et autres scénarios catastrophe. Outre ces chercheurs, de nombreux acteurs prestigieux devraient également apporter leur pierre à l’édifice. Parmi eux, on compte Renault, la SNCF, le groupe d’ingénierie Systra ou encore Oktal, filiale du groupe d’ingénierie automobile AVSimulation.

Ségolène Kahn

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