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Sécurité des grues mobiles : l’UFL se mobilise

L'Union Française du Levage (UFL) vient de publier une version plus exhaustive de son guide des bonnes pratiques afin de sécuriser les opérations des grutiers, auquel s’ajoute un nouveau chapitre sur le principe des contrats de locations et de prestations.

Face à la difficulté de faire suivre à la lettre les règles et consignes de sécurité au sein de la filière de la manutention, l’Union Française du Levage (UFL) a décidé de muscler ses dispositifs de sensibilisation aux bonnes pratiques. A commencer par la publication d’une nouvelle édition, plus étoffée, de son « Guide des bonnes pratiques ». L’ouvrage se concentre en particulier sur l’utilisation des grues mobiles (à flèche télescopique, à flèche treillis ou encore routières) qui peuvent atteindre une quarantaine de mètres de hauteur. Objectif ? Sécuriser les opérations sur grue pour réduire le nombre d’accidents.

Évaluation des risques
Renversement d’une grue sous l’effet du vent, collision engin-obstacle ou engin-piéton, chute de hauteur, écrasement par la chute d’une charge…en cas d’accident causé par une grue haute comme un immeuble, c’est la mort assurée. D’où l’importance de rappeler les consignes de sécurité. Un rôle que joue volontiers ce guide, qui passe en revue les principaux facteurs de risques comme la résistance des sols, la vitesse du vent ou encore l’évaluation des charges. « Ce guide existe depuis de nombreuses années. Il était important de le mettre à jour et de le rendre plus compréhensible afin de disposer d’un document de référence », détaille Jérôme Antoine, dirigeant de la société L2M, spécialisée dans la vente et la location d’engins de manutention.

En cas de location, la donne change
Au-delà des fondamentaux, la publication de cette nouvelle édition fournit un focus sur le principe des contrats de prestation et de location. « Le secteur de la location de grues mobiles est assez particulier car, dans le cas d’un contrat de location – ce qui est le cas le plus courant, la responsabilité finale est attachée au professionnel qui loue une grue et non pas au loueur directement », précise François-Xavier Artarit, expert en appareil de levage, à l’Institut National de Recherche et de Sécurité (INRS).

Des modernisations au sujet des postes

L’ouvrage se propose de mieux définir la mission des postes de grutier dans le cas de contrats de location ou de prestation. Cela passe par un rafraîchissement des données sur les gestes de commandement introduits en 2017, ou encore par rapport à l’évolution du dispositif des certificats d’aptitude à la conduite en sécurité (CACES) relatifs aux grues mobiles. A cela s’ajoutent des changements de dénomination de métiers, à l’instar de la création du poste de responsable d’opération.

Ségolène Kahn

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