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Sûreté et sécurité

Sécurité aérienne : les drones de DJI bientôt capables de détecter avions et hélicoptères

DJI a mis au point un système de cartographie aérienne qui géolocalise en temps réel les appareils volant dans le ciel grâce à leurs signaux ADS-B. D’ici 2020, le fabricant prévoit d’équiper tous ses drones de moins de 250 grammes de cette technologie.

Rien qu’en 2016, l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (EASA) a comptabilisé pas moins de 1 400 incidents impliquant des drones dans le trafic aérien en Europe. Un constat qui pousse les fabricants de drones à montrer patte blanche. Balises anti-collision, systèmes de détection et de neutralisation par radar ou radio-fréquence, brouillage électromagnétique, caméras infrarouge… pour renforcer la sécurité aérienne, les solutions foisonnent. Dans ce cadre, le géant chinois DJI a annoncé en mai dernier vouloir doter sa flotte de drones de plus de 250 grammes de la technologie AirSense, un système d’alerte capable de détecter avions et hélicoptères grâce à leurs signaux Automatic Dependent Surveillance-Broadcast (ADS-B).

Un périmètre de 320 km
Il s’agit d’éviter à tout prix la collision avec un appareil volant plus gros, certes, mais aussi plus fragile. Pour ce faire, la firme chinoise encourage les pilotes de drones à développer une meilleure connaissance du trafic en leur fournissant une cartographie aérienne en temps réel des appareils en train de voler. Pour géolocaliser les avions et hélicoptères à proximité (jusqu’à 200 miles, soit 320 km environ), le système AirSense capte les signaux émis par ces derniers grâce à leurs systèmes de positionnement ADS-B. Représentés par des points bleus à l’écran, ils passent au rouge si leur trajectoire devient risquée.

Tous les drones de 250 grammes concernés
Seuls les drones Matrice 200 et Mavic 2 Enterprise disposent déjà de cette technologie, qui sera rendue obligatoire aux États-Unis par la Federal Aviation Administration (FAA) en 2020. Or, le fabricant ambitionne d’équiper la totalité de sa future flotte d’UAV pesant plus de 250 g d’ici là. Sachant que, pour le moment, ce dispositif ne concerne que la réception des drones et non la transmission. Et ce pour éviter de surcharger le réseau de communication aérienne et de saturer les écrans d’affichage des avions et des hélicoptères.

Un protocole de sécurisation aérienne à grande échelle
Cette démarche s’inscrit dans le cadre du programme « Elevating Safety » du groupe chinois qui a pour but de sécuriser le trafic aérien. Outre l’intégration de la technologie AirSense, le fabricant prévoit des mesures telles que la publication de rapports d’incidents impliquant les drones, le renforcement des mesures anti-drones par les autorités locales ou encore l’intégration de modules de Geofencing (géorepérage).

Ségolène Kahn

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