Samsung décroche une certification biomérique pour ses smartphones Galaxy S10 et S10+

L’Alliance Fast IDentity Online (FIDO) a créé un programme de certification testant la résistance des composants biométriques employés dans les smartphones. Il y a quelques jours, ce consortium international, qui œuvre pour l’interopérabilité des standards d’authentification, a annoncé que la nouvelle génération de Samsung Galaxy S10 et S10+ étaient les premiers modèles à se procurer le fameux standard pour leur système d’empreintes digitales à ultrasons « in-display ».

Répondre aux normes industrielles
Alors que l’usage des smartphones se démocratise, avec des applications de plus en plus nombreuses, le stockage des données et la fiabilité des systèmes d’authentification deviennent cruciaux. De fait, c’est la ruée vers les systèmes de biométrie comme la reconnaissance digitale, vocale ou encore celle de l’iris pour les fabricants de smartphones qui veulent se doter ajouter un cran de sécurité. Or, il existe peu de garanties que ces systèmes d’authentification soient inattaquables. « L’Alliance FIDO a établi que le marché avait besoin d’un moyen standardisé pour évaluer l’efficacité des composants de certification biométrique. C’est pourquoi nous avons récemment lancé notre programme de certification des composants biométriques », explique Brett McDowell, directeur exécutif de l’Alliance FIDO.

Des laboratoires accrédités
Cette démarche vient combler une lacune sur le marché : jusq’ici, c’était au fournisseur de services biométriques de prouver lui-même la fiabilité de ses composants. Et ce pour chaque client. D’où l’intérêt de disposer d’un moyen standardisé d’évaluer l’efficacité les systèmes biométriques une bonne fois pour toutes pour chaque fournisseur. En ligne de mire, le programme cible les menaces d’usurpation d’identité (spoofing). Pour tester ces systèmes, le réseau d’industriels fait appel à des laboratoires indépendants accrédités, à l’instar de l’américain iBeta, qui vont passer au peigne fin chaque composant et sous-composant biométrique. L’annonce est importante sachant d’une part que l’on voit se développer les badges virtuels de contrôle d’accès sur smartphone et que, d’autre part, les technologies mises au point pour les smartphones ont tendance à tirer vers le haut la biométrie.

Ségolène Kahn


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