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Risques industriels et environnementaux

R&DTech France démocratise les robots de surveillance

Cette PME d'Ille-et-Vilaine utilise des procédés d'impression 3D pour proposer des robots qui seront trois fois moins chers que leurs concurrents.

La robotique mobile de surveillance est en passe de se démocratiser. C’est du moins l’ambition de R&DTech France, une PME de 7 personnes qui fabrique des drones terrestres, maritimes et aériens. Créée en 2008, elle utilise l’impression 3D pour fabriquer les coques en ABS ainsi que certains composants complexes qui sont embarqués dans ses engins.

« Ce procédé nous permet d’avoir des produits trois fois moins chers que nos concurrents », indique Pascal Moigne, le dirigeant de l’entreprise. Basée à Saint-Jacques de la Lande, en Ille et Vilaine, l’entreprise conçoit et fabrique ses robots en petites séries, de quelques dizaines d’unités, pour les marchés civiles et militaires.

Robot patrouilleur. R&DTech France a d’ailleurs développé un robot de reconnaissance baptisé RobCo(Robot Compagnon) dans le cadre d’un projet « Rapid » de la DGA (Direction générale de l’armement) qui lui a accordé une subvention de 300,000 euros. Testé en fin d’année dernière, ce robot a réclamé deux ans de développement menés en collaboration avec les sociétés BA Systèmes, leader français dans le domaine des systèmes logistiques industriels et TE2M spécialiste du couplage électromagnétique.

Présenté l’an dernier au forum de l’innovation de la DGA, ce robot patrouilleur se meut à la vitesse de 10 kilomètres d’heure, embarque une caméra de surveillance et peut être téléopéré. Il est complètement étanche grâce à un système de couplage magnétique entre la roue et le châssis. Ce qui lui permet notamment de progresser en milieu sablonneux. Par ailleurs, pour pallier aux problèmes de fiabilité et de portée des réseaux de communication, le RobCo est équipé d’un câble qui permet de l’alimenter en énergie et de transmettre ses données. Ce robot est utilisable pour surveiller des bâtiments ou des chantiers de construction, ou encore mener des inspections dans des canalisations. Il devrait être commercialisé autour de quelques milliers d’euros.

© Eliane Kan

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