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Q-bot robotise la rénovation thermique et l'entretien d'infrastructures souterraines

Cette start-up britannique a été lauréate de la French Tech Ticket qui récompense les jeunes entreprises étrangères innovantes. A l'origine, cette start-up proposait des robots capables de refaire l'isolation en rénovation. Peu à peu, elle s'est étendue à la vente de robots pour la maintenance de canalisations.

C’est le petit robot qui va là où les humains ne vont pas. Voila ce que propose la start-up britannique Q-bot, l’une des 50 lauréates de la première édition de la French Tech Ticket qui, le 2 mars dernier, a récompensé les jeunes entreprises étrangères. Cette entreprise s’est distinguée grâce à ces offres de robots utiles pour les travaux de rénovation et d’entretien d’infrastructures souterraines. Lancée en 2012, cette jeune pousse a commencé par proposer des robots pour l’isolation thermique de bâtiments anciens.
A l’époque, les deux co-fondateurs Mathew Holloway et Thomas Lipinski étaient employés par le gouvernement britannique pour moderniser l’isolation de certains bâtiments publics de bureaux. Un problème s’est toutefois très vite posé : « Nous nous sommes très vite rendus compte qu’il n’existait pas de produits pour répondre à cette demande particulière », explique Thomas Lipinski. Car il n’était pas rentable, pour le gouvernement, de déplacer les salariés et le mobilier. D’où l’idée de développer un robot capable de se faufiler sous les planchers et d’effectuer les travaux à la place des humains. Notamment lorsque l’isolant présente des dangers pour les occupants ou les travailleurs. Ainsi Q-bot a-t-il été employé à plusieurs reprises pour désamianter des bâtiments.

 

Depuis, Q-bot a élargi son offre. La start-up propose désormais une autre gamme de robots, les Survey Bot, qui, cette fois-ci, servent à maintenir des infrastructures publiques enterrées. Capables de se déplacer dans les réseaux souterrains, ces robots créent à la volée des plans en 3 D de leur environnement, complétés par des images vidéo. L’intérêt, pour les collectivités, est d’identifier les problèmes d’infrastructure avant qu’ils ne deviennent trop sérieux. « Réparer un tuyau de gaz avant qu’il n’explose permet à la ville d’économiser beaucoup d’argent ! Et ce, sans fermer le réseau pendant des semaines », affirme Thomas Lipinski. L’autre avantage mis en avant par Q-botporte sur la sécurité des ouvriers et techniciens d’intervention. « Quant à l’autonomie de ces robots, elle varie de 2 à 4 heures, s’il sont utilisés en conduisant et scannant en même temps », ajoute Mathew Holloway.Avec un chiffre d’affaires 2015 d’environ 1,4 million d’euros, Q-bot emploie actuellement 16 personnes. Mais la start-up cherche à étendre ses opérations à l’Europe. Notamment en France. « Nous envisageons une collaboration avec cinq ou six organisations en France. Nous espérons démarrer nos opérations d’ici l’été », soulève Mathew Holloway.

Benjamin Alcaïde

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