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Sûreté et sécurité

Panthera va commercialiser des robots rondiers pour la surveillance extérieure des sites

Ce groupe a acquis des drones terrestres auprès d'Enova Robotics, un fabricant tunisien de robots. Ils sont conçus pour la surveillance extérieure des sites et ont déjà été testés sur le site de Panthera. Leur commercialisation est prévue pour la fin de l'année.

Avec l’arrivée du robot Pearl Guard, le métier d’agent de sécurité s’apprête à faire peau neuve. C’est tout du moins ce qu’entreprend Pascal Pech, président du groupe Panthera, intégrateur en sécurité pour les personnes et les biens, au travers de sa filiale opérationnelle ETS SRA. Basée à Chambéry (Savoie), l’entreprise a racheté l’an dernier le groupe Michel Ferrero. De quoi conforter ses positions sachant qu’elle opère principalement dans les régions de l’est de la France ainsi qu’en Rhône-Alpes. Le groupe compte 450 salariés pour un chiffre d’affaires de 15 millions d’euros pour 2015. L’an dernier, Panthera a acquis auprès d’Enova Robotics, le plus gros fabricant tunisien de robots, trois drones terrestres. Deux ont déjà été livrés, un troisième devrait arriver prochainement. Ces engins, qui ont déjà été testés sur le site de Panthera sont conçus pour la surveillance extérieure des sites industriels.

Robots rondiers. Leur utilisation en milieu extérieur pourrait être une première en France sachant que jusqu’à présent les robots terrestres de sécurité vendus sur l’Hexagone sont destinés à être déployés à l’intérieur des hangars ou d’autres bâtiments. Avec cette acquisition, Pascal Pech fait d’une pierre deux coups. D’une part, il recentre les missions des agents de sécurité sur les fonctions de prise de décision. Les rondes seront en effet effectuées par leur nouvel assistant robotique. D’un autre côté, il apporte une valeur ajoutée aux prestations qu’il vend à ses clients. « Il s’agit majoritairement d’industriels qui ont des sites sensibles », rapporte Pascal Pech. Ce dernier anticipe ainsi les besoins des clients soucieux d’être protégés aussi bien de jour comme de nuit sans pour autant exploser leur budget. Du côté des agents de sécurité, l’utilisation et la maîtrise de ces nouvelles technologies se traduira par une montée en compétences.

Caméra thermique. Le robot Pearl Guard se présente sous la forme d’un véhicule dont la carrosserie est en tôle. Il est doté de grosses roues pour être en mesure d’escalader des obstacles de 15 cm de hauteur. Capable aussi d’évoluer sur des terrains ayant une déclivité de 15°, Pearl Guard dispose de plusieurs équipements pour détecter d’éventuels intrus de jour comme de nuit. A commencer par sa caméra thermique sur tourelle qui permet de scruter les lieux à 360°. Il est aussi pourvu de plusieurs lasers et de caméras plus conventionnelles. D’une autonomie de 8 heures, il se déplace à la vitesse de 12 km/h environ. « S’il détecte un intrus, il dispose d’un système qui donne l’alerte au poste de surveillance où l’agent de sécurité pourra le prendre en main ou communiquer de vive voix avec l’intrus », explique Pascal Pech qui prévoit de commercialiser son robot d’ici la fin de l’année au prix d’environ 3.000 à 4.000 euros par mois. Pour sa première année de commercialisation, Panthera compte déployer entre 10 et 15 robots pour moins de 4.000 euros l’unité.

Eliane Kan

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