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Sûreté et sécurité

My Keeper innove avec une offre de télésurveillance mobile facturée à l'usage

Cette start-up propose un service innovant. En cas d’agression ou tout autre événement grave, l’abonné appuie sur le bouton d’urgence de son smartphone Android pour entrer en liaison avec un téléopérateur qui lui enverra les secours. Ce service est facturé à l’usage par My Keeper qui a noué un partenariat avec un télésurveilleur.

Photo de l'équipe de Mykeeper

La start-up a été créé par Evelyne Demarchez et ses deux fils Jérémy et Nicolas, respectivement ingénieur et diplômé d’école de commerce. © DR

Généralement associée à un abonnement mensuel, la télésurveillance passe à un paiement à l’usage. C’est du moins ce que propose My Keeper avec son service d’alerte sur smartphone. Un service innovant car il n’implique pas de payer d’abonnement ni de télécharger d’application mobile. « Il suffit d’enregistrer notre numéro de téléphone dans la fonction alerte de son mobile et de s’inscrire sur notre site », explique Ornella Trouchon, directrice marketing et responsable du développement des nouveaux marchés de My Keeper, une start-up de dix personnes dont trois ingénieurs basée à Sophia-Antipolis (Alpes-Maritime). En cas d’agression, il suffira à l’abonné de presser cinq fois son bouton de sécurité latéral présent sur tous les mobiles Android. Pour l’heure My Keeper Smart Security ne fonctionne pas sur iOS.

Facturation à l’usage

Cet appel d’urgence n’implique pas de déverrouiller son téléphone ni de devoir taper son code secret. Une fois l’alerte donnée, la  chaîne d’urgence se met en place. Un appel va être émis en direction de CDT Sécurité, l’opérateur partenaire de My Keeper installé à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Dès lors, un de ses agents va appeler le mobile de la victime afin d’opérer une levée de doute. Il faut savoir que lorsqu’on actionne le bouton d’appel, cela décroche automatiquement le téléphone. L’agent pourra ainsi entendre et enregistrer les voix, cris et autres indices sonores avant de transmettre le fichier sonore à la police ou la gendarmerie située à proximité de la victime. Les forces de l’ordre recevront également les coordonnées GPS du lieu où elles doivent se rendre. « Dans le même temps, un SMS sera émis en direction des proches », indique la directrice marketing de My Keeper qui se rémunérera 20 euros pour l’appel d’urgence auquel s’ajoute un forfait unique de 10 euros pour la souscription à vie au service de My Keeper, sachant que lors de son inscription au service, la personne doit y indiquer son numéro de compte bancaire qui sera encrypté par le logiciel de son partenaire bancaire. « Ensuite, en cas de nouvelle urgence, la victime ne paiera plus que 20 euros par appel pour être secourue à son point de géolocalisation », indique la directrice marketing de My Keeper. Lancée commercialement en février prochain, cette offre a été présentée en avant-première sur le Consumer Electronic Show (CES), le salon consacré à l’électronique grand public qui s’est tenu du 6 au 9 janvier dernier à Las Vegas (USA). My Keeper Smart Security n’est d’ailleurs pas la première offre lancée par l’entreprise éponyme.

Balises de sécurité

Créée en 2016 par Evelyne, Jérémy, Nicolas Demarchez, cette start-up qui réalise un chiffre d’affaires de 1,1 million d’euros, commercialise depuis trois ans plusieurs autres offres dont Secur Ecole. Laquelle est dédiée à la sécurisation des écoles, dans le cadre du Plan particulier de mise en sûreté (PPMS). Cette solution repose sur de petites balises mobiles qui tiennent dans la paume de la main. Fonctionnant sur les réseaux GSM et GPRS, elles sont affectées à chaque enseignant. En cas d’intrusion, il suffit d’appuyer discrètement sur sa balise appelée Athena pour déclencher l’alerte auprès des autres professeurs. Plus de 4 500 balises ont été déployées dont 4 000 équipent les enseignants et 500 des travailleurs isolés. En effet, l’offre a aussi été déclinée pour les besoins d’entreprises publiques et privées. A titre d’exemple, un hôtel de luxe parisien a équipé ses agents de sécurité afin qu’en cas de problème, ils puissent agir en toute discrétion.

Eliane Kan

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